Rendez-vous !

Le CAL de Toulouse tiendra une table d'information (et de discussion)

ce jeudi 11 décembre au marché de la place Belfort dès 18h00.


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Soirée de soutien aux grévistes du collège de Bellefontaine

Soirée de soutien aux grévistes du collège de Bellefontaine

Vendredi 19 décembre- Bourse du Travail, place St Sernin, Toulouse-20H

75% du personnel du collège Bellefontaine au Mirail est en grève depuis maintenant 15 jours et c'est parti pour durer !

Les revendications de l'assemblée générale du personnel gréviste portent :
** - sur la dotation, IMMÉDIATE, de TOUS les moyens annoncés par la réforme des REP
** - sur la fin de la précarité des personnels
** - la casse en général du service public d'éducation, de l'élémentaire au supérieur.

Aussi, le collectif des personnels en grève organise une soirée de soutien. Toutes les recettes seront versées dans la caisse de grève

SOIREE REGGAE/DUB/CUMBIA/FUNK-SOUL


EN SOUTIEN AUX GREVISTES DU COLLEGE BELLEFONTAINE !!

--- START 20H ---
Bourse du Travail, place St Sernin, Toulouse.


★☆★☆★ Original Rockers viendront apporter leurs vibes en solidarité au mouvement de grève du Bellefontaine tout au long de la soirée !

De plus, un dj cumbia et un autre funk/soul devraient venir apporter un peu de diversité musicale à tout ça... On vous tient au courant ! ★☆★☆★


- Entrée 3e

- Bar à 2e

- Manger à partir de 1e

Non à "l'internationale de la violence policière!

Nikos Romanos, l'autre icône martyre de la jeunesse grecque

Radicalisé depuis la mort de son meilleur ami tué par des policiers, Nikos
Romanos purge une peine de prison pour braquage. Accepté à l'université,
il mène une grève de la faim pour pouvoir étudier librement.
    
Pétition Appel à la Solidarité avec Nikos Romanos et les autres
grévistes de la faim en Grèce



  http://www.editions-lignes.com/Appel-a-la-Solidarite-avec-Nikos-Romanos-et-les-autres-grevistes-de.html


lundi 15 décembre 2014 à 19h

Lutter contre le FN oui mais encore plus contre tous les réacs et autres autoritaires !

La montée du FN n'est que l'expression démesurée de toute une société gangrénée par le triomphe du capitalisme et de ses élites qui se partagent le pouvoir économique et politique. Une ambiance plombante qui sent le souffre d'un régime autoritaire rampant.

  • Tout d'abord une sociale démocratie servile envers les dominants qui assume ses mesures répressives et sa politique anti sociale. Elle s'inscrit en fait dans la droite ligne de la tradition sociale-démocrate qui a toujours tourné le dos au prolétariat et aux peuples colonisés en luttes pour leur émancipation. C'est ainsi que la République de Weimar a liquidé les conseils ouvriers de Berlin et de Bavière en 1919, faisant ainsi le lit du pouvoir hitlérien. Depuis la sociale démocratie s'est toujours inscrite dans la défense du système capitaliste, partout où elle a été portée au pouvoir : répression anti coloniale lors de l'insurrection de l'Algérie ; Israël avec les Palestiniens… Politiques libérales en Grèce où elle a pactisé avec le FMI, l'Angleterre de Tony Blair et l'Allemagne de Schröder. Valls n'en est que le dernier avatar, avec la mort de Rémi Fraisse à Sivens.
  • Quant à la droite traditionnelle, après la politique médiatico - bling bling anti sociale de Sarkozy, elle perd en crédibilité dans des batailles de chefs. Elle est maintenant partagée entre l'alliance avec le centre et l'extrême droite…
  • N'oublions pas dans ce tableau les discours démagogiques de l'extrême droite conspirationniste et confusionniste qui n'hésite pas à utiliser le discours social de l'extrême gauche tout en surfant sur l'islamophobie et l'antisémitisme. Là encore ces « socialistes nationaux » ne sont que les héritiers idéologiques de leurs ancêtres antisémites et socialistes anti dreyfusards (Maurice Barrès, le Marquis de Maurès, l'ancien communard Henri Rochefort...) qui ont tenté de déstabiliser la classe ouvrière syndicaliste révolutionnaire et libertaire. Aujourd'hui ces professionnels du confusionisme égrènent leur haine viscérale de l'autre dans les quartiers populaires et sur la toile.

La chape de plomb qui rend les mouvements sociaux atones, les querelles intestines de factions au sein de la gauche de la gauche qui ne cherchent au travers des élections qu'à prendre la direction des luttes, entraîne un grand nombre de militant et militantes dans la déconvenance politique. Le refuge vers l'abstention militante montre la défiance qui existe face à cette gauche de la gauche institutionnelle.

La mort de Rémi Fraisse, celle de Clément Méric il y a un an et demi, ne sont que les révélateurs d'une violence qui s'installe à tous les niveaux de la société et clive les classes populaires entre elles entre ceux et celles qui sont déjà précarisés et ceux et celles qui ont encore à perdre leur statut social.

N'avons-nous rien appris de l'histoire ?

De l'impasse électorale à un mouvement social éclaté, avec un Front National aux portes du pouvoir, il faut dès aujourd'hui reprendre la main en développant les jalons de la transformation sociale et mener une bataille culturelle nécessaire. Les communistes libertaires doivent en être le pivot, un mouvement que nous devons consolider ensemble.

Reconstruisons la solidarité de classe dans nos quartiers, nos entreprises, nos lieux de travail, à l'école…

No Pasaran !


Toulouse, ville occupée !
> Depuis la mort de Rémi Fraisse et les manifestations qui ont suivi, les
> pouvoirs publics ont suspendu  notre liberté à protester.
> Ainsi, la manifestation de samedi 6 décembre -pourtant déposée par une
> organisation représentative (la FSU)- a de nouveau été interdite par une
> préfecture droite dans ses bottes dont on rappellera à toutes fins utiles
> qu'elle est dirigée au niveau Midi-Pyrénéens par Pascal Mailhos, ancien
> directeur des renseignements généraux sous la chiraquie (2004-2006).
> Petite différence qualitative ce samedi, nous n'avons pas eu droit aux
> hélicoptères et, sans doute du fait de la présence de quelques
> représentant-e-s handicapé-e-s de l'association « Ni pauvres ni soumis »,
> pas non plus droit aux gaz lacrymogènes.
> Cependant, alors que cette manifestation historique (qui a lieu tous les
> premier samedi de décembre depuis douze ans) devait passer par le
> centre-ville, nous avons été pressé de nous diriger vers St-Cyprien, là où
> personne ne nous verrait ni entendrait. Il faut croire qu'un cortège de
> précaires, intermittent-es, chômeur-e-s et étudiant-e-s  était à même de
> gêner la foule des acheteurs et acheteuses pour lesquel-l-es le pitoyable
> marathon des fêtes de fin d'année a commencé.
> Les millions d'individus qui cette année devront encore se contenter des
> miettes de ce que le pouvoir socialiste veut bien leur concéder
> apprécierons toute la portée du symbole. Après cela, les éléments de
> langage des politiciens reprendront à l'envie le terme de « casseur ».
> Pourtant, hurler sa souffrance et ne jamais être entendu, en voilà une de
> violence beaucoup plus brutale que celle qui consiste à faire tomber une
> vitrine ! Faire intervenir systématiquement des forces policières que l'on
> sait gangrénées par l'extrême droite et leur laisser toute liberté de
> réprimer comme bon leur semble, en voilà une preuve de pacifisme!
> En revanche, cette véritable armée d'occupation que sont les forces de
> l'ordre n'entend réprimer qu'une partie de la population : les patrons
> lundi dernier et les exploitants agricoles de la FNSEA  courant novembre
> ont, eux, pu s'exprimer et, pour les seconds, littéralement pourrir
> l'intégralité des allées Jean-Jaurès, sans être inquiétés...
> Mais que fallait-il attendre de la part des descendant-e-s d'un pouvoir
> dont
> le héraut (et héros) François Mitterand, n'est autre que le ministre de
> l'intérieur ayant le plus guillotiné d'opposants lors de l'exercice de son
> ministère ?
>
> Plus que jamais la révolte est de mise !

 

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Pouvait-on empêcher la guerre de 1914-1918 ?

En juillet 1914, tous les Français ont-ils marché comme un seul homme pour
défendre «la patrie en danger !». Pas du tout!
Bien trop nombreux étaient les gens vaccinés contre le mirage patriotique et qui savaient qu’on allait les faire tuer pour des intérêts capitalistes et coloniaux.

Dans les années précédant le conflit, tout le mouvement ouvrier (socialistes, syndicalistes, anarchistes) s’était battu sans relâche contre la montée des tensions belliqueuses, contre le «brigandage colonial», contre la course aux armements, contre la prolongation du service militaire, contre la propagande patriotique et militariste d’un gouvernement qui voulait préparer idéologiquement «la nation» à la grande boucherie.

Jusqu’à juillet 1914, malgré la prison, les coups de matraque, la menace du bagne et du peloton d’exécution, la lutte antipatriotique et antimilitariste ne cessa jamais.

C’est cette histoire haute en couleurs que le groupe Alternative libertaire de Toulouse vous invite à découvrir.

Présentation-débat du livre : « Trop jeunes pour mourir ». Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) en présence de l’auteur, Guillaume Davranche.

Deux rendez-vous  le mercredi 10 décembre 2014


 - A la librairie Terra Nova 18 rue Gambetta de 18 à 19h

 

  - Avec l’Université populaire de Toulouse à 20h30, au Bijou 123 AV. de Muret

ATHÈNES SUR UN VOLCAN

Six ans après le mois de décembre 2008, l'atmosphère est à nouveau insurrectionnelle à Athènes et ailleurs en Grèce. Tous les ingrédients sont réunis pour faire du mois de décembre 2014, peut-être, un grand moment historique. Jusqu'à quel point et à quelles conditions ?

Depuis la fin du mois de novembre, les manifestations, émeutes, actions ciblées et occupations se multiplient un peu partout en Grèce (dans le silence total des medias européens, plus que jamais des merdias à boycotter ou à bloquer et occuper). La cause principale est la situation du jeune prisonnier anarchiste de 21 ans, Nikos Romanos, qui est devenu un symbole de toutes les violences actuellement subies par la population, mais aussi du profond désir de lutter, quelle que soit la forme, et de refuser la torpeur et la résignation.

Nikos, l'ami d'Alexis Grigoropoulos, symbole des émeutes de 2008 

Nikos est l'ami d'enfance d'Alexis Grigoropoulos, assassiné à l'âge de 15 ans par un policier dans le quartier d'Exarcheia à Athènes. Un quartier réputé pour ses révoltes historiques et ses nombreuses initiatives autogestionnaires et solidaires. Un quartier dans lequel la liberté, l'égalité et la fraternité ne sont pas des mots jetés à l'abandon au frontispice de monuments publics glacés de marbre. Nikos a vu son ami mourir dans ses bras le soir du 6 décembre 2008. Profondément révolté, il s'est par la suite engagé dans l'anarchisme révolutionnaire et a dévalisé une banque pour financer son groupe qualifié de terroriste par le pouvoir. Après avoir été torturé, notamment au visage, lors de son arrestation, il a finalement réussi à obtenir son bac en prison, mais se voit aujourd'hui refuser la possibilité de poursuivre ses études. C'est pourquoi, depuis le 10 novembre dernier, Nikos est en grève de la faim. Son état s'est progressivement dégradé, notamment au niveau cardiaque, malgré ses 21 ans, et il a été transféré sous haute surveillance à l'hôpital Gennimatas d'Athènes devant lequel manifestent régulièrement des milliers de personnes qui parviennent parfois à dialoguer avec lui à travers les grilles de sa fenêtre (voir la première photo de l'article connexe, dans la même rubrique). En solidarité avec Nikos, un autre prisonnier politique, Yannis Michailidis, s'est mis en grève de la faim le 17 novembre au Pirée, suivi par deux autres, Andreas Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis, depuis le 1er décembre. Le gouvernement grec vient de confirmer son refus de permettre à Nikos de poursuivre ses études et préfère le laisser mourir, non sans faire preuve d'ironie. Des petites phrases assassines et provocatrices qui ne font qu'augmenter la colère populaire et les nombreuses protestations des organisations anarchistes et antiautoritaires jusqu'à celles de SYRIZA, principal parti de la gauche critique, qui est annoncé vainqueur des prochains élections en Grèce. Bref, le contexte politique est particulièrement tendu, à tous points de vue.

L'Ecole Polytechnique, symbole de la chute de la dictature des Colonels 

Dans cette ambiance de fin de règne, parmi d'autres initiatives solidaires, l'Ecole Polytechnique est à nouveau occupée depuis le premier décembre, 41 ans après avoir défié avec succès la Dictature des Colonels en novembre 1973, au cours d'une occupation similaire pour défendre une radio libre qui s'opposait au régime autoritaire. Les CRS suréquipés viennent d'échouer par deux fois dans leurs tentatives de nous déloger, notamment le 2 décembre au soir, à la fin d'une manifestation fleuve qui s'est terminé avec plusieurs banques dégradées ou brûlées. Parmi d'autres obstacles de circonstance, un bus a même été transformé en barricade incandescente sur l'avenue Stournari, à Exarcheia (voir les photos dans l'article connexe), et les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit. Douze insurgés arrêtés ont été violemment frappés, au point que trois d'entre eux souffrent de fractures du crâne. L'occupation de l'Ecole Polytechnique n'a pas cédé, malgré le deversement de quantités énormes de gaz lacrymogène depuis l'extérieur, tel du napalm sur toute la zone devenue une zone à défendre. Une ZAD jumelée, ces dernières heures, avec d'autres ZAD dans le monde, notamment celles de NDDL et du Testet en France qui ont rapidement transmis leur soutien fraternel, ainsi que de nombreuses personnes et organisations de France et d'ailleurs (soutiens que j'ai tous affichés sur l'un de nos murs et annoncés en assemblée à tous les compagnons et camarades).

Ce soir-là, alors que la distribution solidaire de sérum, de mallox et de citrons battait son plein, j'ai remarqué plus de filles que jamais parmi les insurgés (voir la photo de « l'autre statue de la liberté » dans l'article connexe) et une diversité à tous les niveaux qui augure d'une ampleur et d'une radicalité sans précédent. J'ai vu et ressenti une détermination et une fraternité rarement rencontrées jusqu'ici, dans mes voyages en Grèce et ailleurs, là où l'humanité ne se résoud pas à vivre à genoux et tente, diversement, de se lever. J'ai vu la vie s'organiser autrement dès le lendemain et la chaleur des barricades se transformer en chaleur des cœurs parmi les occupants de l'Ecole Polytechnique et d'ailleurs.

Rien n'est fini, tout commence ! 

Car durant ces dernières heures, les lieux d'occupations se sont multipliés, rappelant le processus de décembre 2008 qui avait amené la Grèce à connaître les émeutes sans doute les plus puissantes en Europe depuis plusieurs dizaines d'années (sans toutefois parvenir à renverser un pouvoir qui s'était finalement maintenu de justesse, notamment en distillant la peur et la désinformation dans les médias). Des occupations de bâtiments publics et de groupes financiers, de chaînes de télévision et de radios, d'universités et de mairies, depuis Thessalonique jusqu'à Héraklion. Des occupations toujours plus nombreuses, ainsi commentées par Yannis Michailidis dans son dernier communiqué de gréviste de la faim, très relayé sur Internet : « c'est ce qui brise la solitude de ma cellule et me fait sourire, parce que la nuit de mardi [2 décembre], je n'étais pas prisonnier, j'étais parmi vous et je sentais la chaleur des barricades brûlantes ». Avant de conclure avec une phrase rappelant le titre du dernier livre de Raoul Vaneigem : « Rien n'est fini, tout commence ! »

Une émotion immense 

Parmi les événements qui m'ont également marqué ces jours-ci, certaines assemblées de collectifs ont montré à quel point la tension est à son comble. Notamment celle de l'occupation de l'Ecole Polytechnique dans la soirée puis toute la nuit du 3 au 4 décembre. Une assemblée qui a duré plus de 9 heures, jusqu'à 5h30 du matin. Certes, quelques divergences ont justifié cette durée jusqu'au consensus finalement trouvé au petit matin et je ne rentrerai évidemment pas dans les détails de ce qui s'est dit, notamment pour ce qui est des projets en cours. Mais je peux témoigner d'une atmosphère électrique ponctuée de longs silences qui en disent long. Je peux vous dire également que le grand amphi de l'Ecole Polytechnique était, une fois de plus, plein à craquer, avec des compagnons et des camarades debout et assis un peu partout, devant des murs fraichement repeints de graffitis. Je peux vous dire que la présence du papa de Nikos Romanos, assis au milieu de la salle, avec sa chevelure longue et grise et son regard profond et digne, ne pouvait que contribuer à une émotion déjà immense, alors que son fils se rapproche chaque jour d'une mort certaine.

« Agir comme si notre propre vie était en jeu… » 

Le stress et la nervosité, la gravité du moment, l'importance des enjeux, faisaient fumer presque tout le monde beaucoup plus qu'à l'habitude, au point que j'en étais presque à regretter l'irritation causée par les gazs lacrymogènes dans les rues alentours. Parmi les paroles qui ont résoné : « ce n'est plus l'heure de mettre la pression, mais de rentrer en insurrection » ou encore des appels à « agir comme si notre propre vie était en jeu, car en vérité, c'est bien le cas pour nous tous qui vivons comme damnés, comme des esclaves, comme des lâches » ; « il faut retrouver pleinement confiance en nous-mêmes pour parvenir à redonner partout confiance aux gens et, en particulier, pour rassembler les laissés pour compte qui devraient être les premiers à descendre dans la rue, au lieu d'attendre que la libération vienne du ciel ». J'ai aussi parfois entendu des paroles jusqu'au boutistes que je ne préciserai pas ici, mais qui témoignent bien du ras-le-bol immense qui traverse une grande partie de la population et la conduit à tout envisager pour se libérer des tyrans du XXIème siècle.

Des tags à la mémoire de Rémi Fraisse 

J'ai vu un ancien de 1973 avoir les larmes aux yeux et songer que nous vivons peut-être un autre moment historique. J'ai lu d'innombrables tags en soutien à la grève de la faim de Nikos Romanos, mais aussi à la mémoire de Rémi Fraisse, tué par le bras armé du pouvoir sur la ZAD du Testet.

Cette nuit encore, à la veille du 6 décembre très attendu, avec une grande inquiétude par les uns et avec un profond désir par les autres, le quartier d'Exarcheia est encerclé par les camions de CRS (MAT) et les voltigeurs (Delta, Dias). Plusieurs rues sont barrées. On ne peut entrer et sortir d'Exarcheia que par certaines avenues, plutôt larges et très surveillées. La situation prend des allures de guerre civile et rappelle certaines régions du monde. A l'intérieur du quartier, comme dans beaucoup d'autres coins d'Athènes, la musique résonne dans le soir qui tombe : du rock, du punk, du rap, du reggae, des vieux chants de lutte. Dans l'Ecole Polytechnique, on a même installé deux immenses enceintes du côté de l'avenue Patission et on balance ces musiques pour le plus grand bonheur des passants qui nous soutiennent et lèvent parfois le poing ou le V de la victoire tant désirée. D'autres baissent la tête et ne veulent pas y croire, ne veulent pas voir, ne veulent pas savoir, murés dans la prison d'une existence absurde et pauvre à mourir d'ennui, si ce n'est de faim.

Le spectacle d'un monde à réinventer 

Ici, ça dépave, ça débat, ça écrit sur les murs et sur les corps, ça chante, ça s'organise. La fête a déjà commencé ! Certes, elle est encore modeste et incertaine, mais une nouvelle page de l'histoire des luttes est peut-être en train de s'écrire à Athènes et au-delà. Une nouvelle page qui ne pourra s'écrire qu'en sortant de chez soi, par-delà les écrans, les « j'aime » des réseaux sociaux et le spectacle d'un monde tout entier à réinventer. Une nouvelle page qui ne pourra s'écrire qu'ensemble, en se débarrassant de la peur, du pessimisme et de la résignation.

Rester assis, c'est se mettre à genoux.

Yannis Youlountas
membre de l'assemblée d'occupation de l'Ecole Polytechnique à Athènes

Communiqué de presse


A Toulouse comme ailleurs, les chômeurs.ses et précaires revendiquent leurs droits !

Appel à manifest'actions ce samedi 6 décembre 2014 au départ de la Place Esquirol à 14h30.

 

A l'initiative de collectifs et d'organisations de chômeurs/ses, précaires, intermittent-es, intérimaires, malades, retraité-es, étudiant-es, salarié-es, avec ou sans-papiers, avec le soutien de plusieurs syndicats de salariés (voir liste des structures signataires au bas du communiqué) :

 

Une manifest'actions dynamique et décontractée est appelée ce samedi 6 décembre 2014 au départ de la Place Esquirol à 14h30 : 

« Contre la Précarité et Pour la Justice Sociale »

 

Cette mobilisation s'inscrit dans la journée nationale d'action contre la précarité (comme cela est le cas chaque année, le 1er samedi de décembre), avec des manifestations cette année dans plusieurs villes, dont Toulouse, Paris, Marseille,....

Cette journée fait suite aux mobilisations des intermittent.e.s, chômeurs.ses et précaires contre la nouvelle convention d'assurance chômage au printemps dernier et répond notamment aux attaques du gouvernement et du Medef annonçant des contrôles renforcés et la dégressivité des indemnités.

Nous entendons ainsi défendre nos droits sociaux et en gagner de nouveaux face à l'augmentation continue du chômage et de la précarité, dans un pays où les richesses détenues par quelques uns sont une insulte quotidienne à nos conditions de vie chaque jour plus difficiles.

Le parcours déposé à la préfecture par les collectifs et organisations appelant à cette manifest'actions partira de la Place Esquirol à 14h30 et s'élancera sur la rue de Metz, jusqu'à François Verdier, avant de revenir par les boulevards jusqu'à Jean-Jaurès et Place Wilson, avec l'objectif d'être le plus

 coloré, visible et sonore possible.

Nous appelons ainsi toute la population toulousaine et alentours à venir défiler avec nous, toutes et tous ensemble ce samedi 6 décembre 2014, munis de casseroles et de boîtes de conserves vides, pour nous faire entendre

A l'initiative de : 
Coordination des Intermittents et Précaires de Midi-Pyrénées (CIP-MP), Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) et Maisons de chômeurs (Avenir Rangueil, Fasolmi Mazades, Partage Faourette, Prcp Colomiers), Toulouse Ouverture (TO7 – Maison des chômeurs de Reynerie), Intersyndicale Pôle Emploi (Solidaires Sud emploi, SNU Pôle Emploi FSU, CGT Pôle Emploi), Droit Au Logement (DAL), ATD 1/4 monde, AVS en colère 31 !, APF (Association des Paralysés de France), Ni pauvres, ni soumis, Convergence des hôpitaux en lutte, Act Up sud-ouest, Sud santé sociaux, Griselidis, Sud culture Solidaires, le CRI 31, ATTAC Toulouse, Sud collectivités territoriales 31, Union syndicale Solidaires 31, Fédération Syndicale Unitaire (FSU) 31, CEDIS (Collectif d'Entr'Aide et d'innovation sociale, collectif SDF 31, GPS), ….
Sans oublier Anarphabête, le salon du livre libertaire toute la journée au Hangard

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