Vers le fascisme

 

Au cours des 45 dernières années j'ai participe a de très nombreuses manifestations, de petits rassemblements faits de quelques irréductibles a des manifestations de masses ou nous étions plus de 100,000; des manifestations calmes, voire festives et des manifestations ou nous avions été attaques par des groupes de droite voire par des passants. J'ai pris des coups, j'en ai rendus, et il m'est arrive, surtout quand j'avais des responsabilités, d'être nerveux. Mais je ne me souviens pas avoir eu peur.

Mobilise – en fait détenu en prison militaire pour avoir refuse de rejoindre mon unité qui devait aller au Liban – je n'ai pas participe, en 1983, a la manifestation ou a été assassine Emile Grunzweig, par contre j'ai été responsable du service d'ordre de la manifestation qui un mois plus tard, traverse Jérusalem pour commémorer cet assassinat. Nous y avons connu l'hostilité et la brutalité des passants, mais la non plus je n'ai pas eu peur, conscient que cette hostilité d'une partie des passants ne dépasserait pas une certaine ligne rouge, qui pourtant avait été transgressée un mois plus tôt.

Cette fois j'ai eu peur.

Il y a quelques jours nous étions quelques centaines a manifester au centre ville de Jérusalem contre l'agression a Gaza, a l'appel des "Combattants pour la Paix", A une trentaine de mètres de la, et sépares par un impressionnant cordon de policiers, quelques dizaines de fascistes qui éructent leur haine ainsi que des slogans racistes. Nous sommes plusieurs centaines et eux que quelques dizaines et pourtant ils me font peur: lors de la dispersion, pourtant protégée par la police, je rentre chez moi en rasant les murs pour ne pas être identifie comme un de ces gauchistes qu'ils abhorrent.

De retour a la maison, j'essaie d'identifier cette peur qui nous travaille, car je suis loin d'être seul a la ressentir. Je réalise en fait qu'Israël 2014 n'est plus seulement un Etat colonial qui occupe et réprime les Palestiniens, mais aussi un Etat fasciste, avec un ennemi intérieur contre lequel il y a de la haine.

La violence coloniale est passe a un degré supérieur, comme l'a montre l'assassinat de Muhammad Abou Khdeir, brule vif (sic) par 3 colons; a cette barbarie s'ajoute la haine envers ces Israéliens qui précisément refusent la haine envers l'autre. Si pendant des générations, le sentiment d'un "nous" israéliens transcendait les débats politiques et – a part quelques rares exceptions, comme les assassinats d'Emile Grunzweig puis de Yitshak Rabin – empêchaient que les divergences dégénèrent en violence meurtrière, nous sommes entres dans une période nouvelle, un nouvel Israël.

Cela ne s'est pas fait en un jour, et de même que l'assassinat du Premier Ministre en 1995 a été précède d'une campagne de haine et de délégitimassions menée en particulier par Benjamin Netanyahou, la violence actuelle est le résultat d'une fascisation du discours politique et des actes qu'il engendre: on ne compte plus le nombre de rassemblements de pacifistes et anticolonialistes israéliens attaques par des nervis de droite.

Les militants ont de plus en plus peur et hésitent a s'exprimer ou a manifester, et qu'est-ce que le fascisme si ce n'est semer la terreur pour désarmer ceux qu'il considère comme illégitimes?

Sur un arrière fond de racisme lâché et assumé, d'une nouvelle législation discriminatoire envers la minorité palestinienne d’Israël, et d'un discours politique belliciste formate par l'idéologie du choc des civilisations, l'Etat hébreu est en train de sombrer dans le fascisme.

 

Michael Warschawski

 

 

Apprenant la mort prématurée d'Ignace Garay, Alternative Libertaire tient à faire part de ses condoléances à ses proches ainsi qu'à ses camarades du NPA, de la Cgt, et à tout ceux et celles qui ont milité à ses côtés. Le mouvement ouvrier révolutionnaire perd avec lui un militant de valeur, fortement impliqué dans les luttes ouvrières de sa région. Nous exprimons enfin et surtout toute notre solidarité à sa famille dans cette épreuve difficile.

Alternative Libertaire Toulouse.

Grève des ouvrières de l’usine Latelec Fouchana

Grève de la faim de deux syndicalistes

Latecoère doit céder !

 

 

Depuis 18 jours, deux syndicalistes salariés licenciées du groupe Latécoère sont en grève de la faim. Leur état de santé s’est dégradé de jour en jour, en particulier celui de Sonia Jebali la secrétaire du syndicat UGTT de la SEA LATelec Fouchana. Sonia est atteinte d’une maladie chronique qui nécessite de suivre un traitement journalier qu’elle ne prend plus. De plus elle est anémique. 

 

Malgré cette situation la direction de Latécoère persiste à refuser d’assumer ses responsabilités et de satisfaire les revendications légitimes des grévistes de la faim à savoir la réintégration des ouvrières renvoyées abusivement. Elle continue à faire traîner les négociations.

En Tunisie, la solidarité des salariés s’accentue de jour en jour pour répondre à l’entêtement de la direction. Après avoir débrayé pendant 4 jours, les ouvrières du site de Fouchana font grève depuis maintenant 2 jours et elles ont déclaré qu’elles poursuivront le mouvement jusqu’à obtenir gain de cause. La grève est menée par 80% des travailleuses.

 

Cette solidarité ouvrière démontre que la propagande du groupe Latecoère était mensongère : les déléguées syndicales n’ont jamais eu de comportement agressif à l’égard de l’encadrement !

 

Il n’y avait donc aucun motif à leur licenciement !!

En France et dans le monde, des voix s’élèvent de plus en plus contre les agissements du groupe et son image ne fait que sombrer.

Il est temps que la direction agisse sérieusement et rapidement pour mettre fin à cette affaire scandaleuse en respectant le code du travail, en accédant aux requêtes des travailleuses en grève de la faim.

Les négociations doivent intervenir immédiatement car l’état de santé des deux syndicalistes se dégrade dangereusement. Elles sont désormais dans une situation très critique.

 

Les Comités Syndicalistes Révolutionnaires appellent donc tous les militants et organisations syndicales à faire parvenir des mail de protestation (réintégration des syndicalistes licenciées) auprès des autorités tunisiennes et de la direction de Latecoère :

Groupe Latecoère : 

frederic.michelland@latecoere.fr

Gouvernement tunisien :

masste@rnas.gov.tn

 

 

(Envoyer une copie à l’UGTT de Ben Arous : medali_boughdiri@yahoo.fr)



Plusieurs dizaines de logements vides viennent d’être réquisitionnées à Toulouse !

Nous avons besoin de votre soutien pour l'officialisation ce midi : si vous êtes disponible au moins une heure, merci de nous rejoindre devant le lycée Déodat de Séverac à 12H30 !

Nous vous rappelons également qu'il y aura ce soir au Bistrologue un concert de soutien :
http://toulouse.demosphere.eu/rv/8899

Toulouse, le 04/07/2014.

La réquisition du quai St pierre et ses 140 habitants vont quitter le bâtiment de Toulouse Métropole qu’ils occupent depuis septembre 2013. Suite à un accord passé avec le propriétaire, les habitants déménageront avant fin juillet 2014 : certains ont déjà commencé à s’installer dans des logements vacants réquisitionnés cette semaine dont l’adresse va être rendue publique aujourd’hui 4 juillet. 

Comme partout en France, mais particulièrement à Toulouse, des centaines
 de personnes dont des familles avec enfants sont contraints de vivre à la rue faute de prises en charge suffisantes. En moyenne, 90% des personnes appelant encore le 115 pour un hébergement ne voient pas leur demande aboutir. Contrairement à ses obligations légales, l’Etat n’assure pas la compétence qui lui est dévolue : héberger « toutes les personnes en détresse sociale, médicale et psychique et ce quelque soit leurs situations administratives ».  Depuis avril 2013, des personnes sans abri soutenues par des militants du collectif SDF, du GPS (Groupement Pour la défense du travail Social) et du CEDIS (Collectif d’Entraide et D’Innovation Sociale) ont réquisitionné des bâtiments appartenant à de grands propriétaires. 

Les militants et habitants ont trouvé plusieurs dizaines de logements
 vides et espèrent une rencontre rapide avec le propriétaire afin de pouvoir les occuper tant qu'ils n'accueilleront pas de locataires ou que des travaux ne commenceront pas.

Un rendez-vous est fixé vendredi 4 juillet 2014 à 12H30 devant le lycée Déodat de Séverac : les militants et les médias rejoindront ensemble la nouvelle réquisition. 

Les habitants de la réquisition Saint Pierre et les militants du CEDIS 

 

 

 

Plusieurs dizaines de logements vides viennent d’être réquisitionnées à Toulouse !

Pétition de solidarité avec les travailleurs argentins de Lear

Nous condamnons les licenciements, les suspensions illégales et les attaques contre les délégués syndicaux de Lear !

A la fin du mois de mai, la multinationale LEAR a mis à pied 330 travailleurs de manière complètement illégale, pour une durée indéterminée et sans même lancer la procédure de prévention de crise pourtant requise par la loi. Les travailleurs ont refusé d’accepter cette situation, et ont organisé des assemblées et des blocages routiers, poussant le Ministre du Travail à émettre un décret reconnaissant que ces suspensions sont illégales.

Pourtant, en dépit de cette décision officielle, l’entreprise a poursuivi ses attaques en mettant au chômage technique pour 30 jours, et sans salaire, 200 des 330 travailleurs, et en licenciant sans indemnités 100 d’entre eux quelques jours plus tard, les mettant ainsi que leurs familles dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Cette attaque constitue une violation contre leurs droits humains fondamentaux et ceux de leurs familles.

Lear Corporation est une compagnie américaine qui emploie 122 000 salariés sur 226 sites répartis dans 36 pays, et le seul acheteur des câbles électriques qu’elle produit sur son site de Pacheco à Buenos Aires, est Ford Argentina, dont la production est restée au même niveau au cours de la dernière période. Mais Ford a décidé d’importer d’Amérique centrale et d’Europe une partie importante des câbles qu’elle achetait auparavant à Lear. Pendant ce temps, le site de Pacheco subit licenciements et mises à pieds. Les comportements de Lear et Ford sont d’autant plus injustifiables que le gouvernement argentin octroie des subventions à l’industrie automobile et vient juste de lancer un plan (nommé Pro.Cre.Auto) pour stimuler les achats de voitures, ce qui va naturellement profiter aux deux entreprises.

Lear refuse de payer les salaires de 200 travailleurs en prétextant une crise financière, alors que rien qu’en 2013, le montant total de ses ventes au plan mondial s’est élevé à 16,2 billions de dollars. Dans ce contexte, la direction de Lear a décidé de façon absolument illégale d’interdire l’accès au site de Pacheco aux membres de la Commission Interne, laissant les travailleurs sans représentation syndicale et les privant là aussi de leurs droits fondamentaux.

Nous, signataires de cet appel, protestons contre les actions de Lear Corporation, monopole jouant avec des millions de dollars, qui condamne à la misère 200 travailleurs et leurs familles. Nous exigeons que l’entreprise se soumette aux lois nationales et aux traités internationaux garantissant le respect des droits de l’homme, qu’elle mette fin à ces licenciements illégaux, et permette aux travailleurs de retrouver leur travail.

 

 

Envoyez vos signatures à l’adresse : no.to.lear.arg@gmail.com

 

Parmi les premiers signataires :

 

Adolfo Pérez Esquivel - Prix Nobel de la Paix (http://www.pts.org.ar/Premio-nobel-...)

Noam Chomsky, linguiste et philosophe (https://www.facebook.com/saynotolearcorp?ref=nf)

SERPAJ- Servicio Paz y Justicia

Lita Boitano- Familiares de Detenidos y Desparecidos por Razones Políticas

Elia Espen- Madres de Plaza de Mayo Línea fundadora

Enrique Fuckman- Asociación Ex Detenidos Desaparecidos

Graciela Rosenblum- Liga Argentina por los Derechos del Hombre Comisión Campo de Mayo

Asociación de Ex Trabajadores Detenidos Desaparecidos de Ford Asociación de Ex Trabajadores y Familiares Desaparecidos de Mercedes Benz

 


Version française de la pétition : http://www.ccr4.org/Les-travailleurs-de-Lear-en-lutte-contre-les-licenciements-et-le-chomage-technique
Version anglaise :
 http://www.ft-ci.org/PETITION-in-solidarity-with-Lear-argentinean-workers?lang=en
Version espagnole :
 http://www.pts.org.ar/Despidos-masivos-en-Lear

 

 


Festival Résistances vous attend

 

du 4 au 12 juillet 2014 !


** La soirée d'ouverture: *Party Girl*, vendredi 4 juillet à 21h
**En ouverture du festival, le vendredi 4 juillet à 21h, vous pourrez  découvrir en présence des deux co-réalisatrices et en avant première
Party girl (http://festival-resistances.fr/Party-Girl.html) qui a ouvert la section «Un certain regard» au festival de Cannes et y a remporté la
Caméra d’or.


** Zoom géographique Chine, tous les jours à 18h
**De Ma Vie (
http://festival-resistances.fr/Ma-vie.html), applaudi en 1950 avant sa condamnation quelques années plus tard, à A Touch of sin (http://festival-resistances.fr/A-touch-of-sin.html), primé à Cannes en 2013 et toujours inédit dans son pays, nous vous proposons huit films, pour la plupart mis à l’index par le Parti, qui allient une critique
aiguisée de la Chine moderne à des qualités artistiques indéniables.


** Rétrospective de l’œuvre de Michel Leclerc
**Le festival accueillera le réalisateur Michel Leclerc les 7 et 8 juillet 2014. Le public pourra découvrir en sa présence l’intégrale de ses longs métrages et certains de ses courts métrages. Après un court métrage remarqué à Cannes en 2002,

*Le Poteau rose*, et un premier long métrage, J?invente rien
(http://festival-resistances.fr/J-Invente-rien.html), Michel Leclerc connaît un important succès en 2010 avec Le Nom des gens (http://festival-resistances.fr/Le-Nom-des-gens.html) (Meilleur  scénario et Meilleure actrice pour Sara Forestier). En 2012, Michel Leclerc sort un
troisième film d?inspiration autobiographique, Télé Gaucho (http://festival-resistances.fr/Tele-Gaucho.html). Comédies loufoques et pleines de sens, les films de Michel Leclerc abordent la question de l’engagement politique, de l?identité, mais aussi de la relation à l’autre et du couple.


** La soirée de clôture : *Spartacus et Cassandra*, samedi 12 juillet à 21h
**En clôture du festival, le samedi 12 juillet à 21h, vous pourrez découvrir en présence du réalisateur Ioanis Nuguet et en avant première Spartacus et Cassandra (http://festival-resistances.fr/Spartacus-Cassandra.html). Ce documentaire tendre et percutant suit deux enfants roms recueillis par une jeune trapéziste. Ce film a été projeté à Cannes au sein de la sélection ACID.

 À très vite dans les salles !

 

CONSTRUISONS LA CONVERGENCE DES LUTTES

Lundi 7 juillet à 17H30 À LA PREFECTURE

 

Rassemblement pour une Conférence vraiment sociale avec les forces syndicales, politiques associatives progressistes de la Haute‐Garonne. Cet été les chômeurs, précaires, grands précaires, intermittents, intérimaires, salariés et retraités, solidaires, sont invités à se rassembler,

S’informer, s’organiser et ne rien lâcher !

Les luttes continueront cet été avec leurs lots de prise de parole, d’actions, de grèves …

A Toulouse comme à Avignon nous préparons la rentrée sociale et l’élargissement du mouvement pour le retrait de l’agrément du 26 Juin ! Ceque nous défendons nous le défendons pour toutes et tous !

Deux réunions de rencontres :

• Jeudi 3 juillet de 18H30 à 20H à la Chapelle 36 rue Casanova

Première rencontre pour discuter des fondements et objectifs d’un Forum Social sur Toulouse.

• Samedi à 15h à la Chapelle un point sera abordé lors de la Réunion organisée par le Collectif Inter‐Précaires.

Lundi 7 juillet à 13H30 au TNT métro Jean Jaurès

Un atelier - débat de préparation au forum social « Trouver et organiser des formes de convergences »

Puis à 17H départ du TNT pour la Préfecture

A diffuser pour rassembler !

 

 

cipmpcom@gmail.com



 

Concert de soutien de la réquisition du quai St Pierre le vendredi  4 juillet à 19h30 au Bistrologue

 

Depuis septembre 2014, 140 personnes, dont de nombreuses familles avec enfants,  avec l’aide de citoyens militants et l’appui du CEDIS (Collectif d’Entraide et D’Innovation Sociale) ont réquisitionné un bâtiment laissé vide depuis des années afin d’éviter la violence de la rue. Ce bâtiment est devenu au fil des mois un véritable lieu de vie où chacun a pu se reconstruire et avancer dans ses projets. Cette campagne de réquisition a débuté en avril 2014 et a pour but de dénoncer l’absence de prise en charge de familles, femmes, couples et hommes laissés pour compte à la rue; mais aussi de développer des projets alternatifs adaptés et solidaires.

Les habitants du quai St Pierre doivent partir du bâtiment le 30 juillet. Nous avons besoin de toute votre solidarité pour que la lutte puisse continuer  et que ces derniers ne se retrouvent pas à nouveau sans toit !

Venez nous soutenir et discuter avec nous autour d’un verre sur un air latino endiablé :

LE 4 JUILLET 2014 à partir de 19h30 au BISTROLOGUE (2, place du ravelin, métro St Cyprien)

Au programme, nous vous proposons :

20h : Mix Latino Groove 

21h : Concert de CUMBIA AL POBRE : "Des percussions venues d'Afrique, un chant espagnol et des mélodies indiennes, le coeur de Cumbia al Pobre bat au rythme de l'Amérique latine, de son métissage et de ses rythmes endiablés..."

 

Venez nombreux et n’hésitez pas à en parler autour de vous et sur les réseaux sociaux.

Les habitants de la réquisition du quai St Pierre soutenus par le CEDIS.

Contacts : 

 Mail : cedis31@openmailbox.org

La lutte de classes sur de bons rails

 

La grève des cheminots et cheminotes pour la défense du service public ferroviaire a montré qu'une grève nationale reconductible est possible. Au moins quand le syndicalisme de lutte est suffisamment puissant pour la préparer et la mener à bien. Loin des gémissements des médias sur les pauvres « usagers pris en otages », dressons un premier bilan de cette lutte.

 

Durant près de deux semaines, les cheminots et les cheminotes ont fait grève, contre le projet de loi ferroviaire et pour la satisfaction de leurs revendications, internes à l’entreprise. Alors que pour des raisons sociales, environnementales et aussi fonctionnelles, il est nécessaire de réunifier l’entreprise publique cassée en deux depuis 1997 (SNCF et RFF), la loi organise un découpage en trois entreprises distinctes ! Le ministère agit en plein accord avec le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, qui, depuis des années, organise la destruction du service public ferroviaire : sous-traitance, filialisations, transformation en groupe mondial de transport et de logistique qui concourt activement à la privatisation de réseaux publics d’autres pays, attaques contre les droits sociaux des cheminots et cheminotes…

 

Ministère et direction de l’entreprise publique servent les intérêts des actionnaires des entreprises privées. Ainsi, la loi décide l’abrogation de la réglementation du travail applicable aux cheminots ! C’est donc sans cet appui de la réglementation SNCF, que les fédérations syndicales devront négocier la future convention collective nationale de la future branche ferroviaire. L’objectif est bien évidemment d’appliquer à tous les salarié-e-s du secteur (SNCF et entreprises privées) des conditions de travail plus dures, des droits les plus faibles possibles.

 

Dès janvier, la fédération SUD-Rail proposait une plate-forme nationale interfédérale, porteuse notamment de ce que seront les revendications des grévistes tout au long du mouvement :

- réintégration de l’ensemble du système ferroviaire dans une seule entreprise publique, qu’il faut cesser de détruire comme le font Pépy et sa bande ;

- maintien de la réglementation du travail et du statut SNCF, qu’il faut améliorer et étendre à tous les salarié-es du secteur ferroviaire ;

- annulation de la dette imposée depuis des années aux entreprises publiques ferroviaires.

 

Campagne de longue durée 

Trois fédérations, CGT, Unsa et SUD-Rail, soutenaient la plate-forme unitaire, crédibilisant ainsi la perspective d’une grève nationale reconductible. Le fait que l’Unsa refuse d’appeler le moment venu n’a guère pesé : la dynamique unitaire CGT/SUD-Rail, la campagne de longue durée menée par de nombreuses équipes syndicales pour construire un mouvement reconductible (SUD-Rail fédéralement mais aussi plusieurs syndicats CGT), la pression de la manifestation nationale du 22 mai, ont permis l’appel interfédéral CGT/SUD-Rail à compter du 10 juin au soir.

 

Depuis la grève de 1986/1987, la pratique des assemblées générales de grévistes est devenue la règle pour tout mouvement reconductible à la SNCF (et pas seulement). Notre courant politique a fortement contribué à cet acquis : à l’époque, et ensuite pour que cela devienne la pratique « normale ». Mais comme toutes les autres, cette bataille n’est jamais définitivement gagnée : celles et ceux qui prétendent « diriger les luttes » à la place des grévistes, n’ont pas renoncé à leurs pratiques élitistes. Sans remettre en cause la forme « AG », ils et elles les transforment en petits meetings où seuls les responsables syndicaux s’expriment avant qu’on ne vote sur leurs seules propositions. Cette remise en cause de l’auto-organisation des travailleurs et travailleuses en lutte, si elle demeure majoritaire au sein de la CGT touche également SUD-Rail. Pour autant, la dynamique de vraies assemblées générales a aussi porté cette grève.

La grève a aussi rappelé que le Front de gauche était un instrument utile… pour casser les luttes sociales. Survalorisant le rôle de ses députés, il a appuyé les déclarations du secrétaire général de la CGT qui dès le quatrième jour de grève annonçait la probable fin du mouvement, avant de renouveler plus lourdement encore au bout d’une semaine. Si lourdement que la fédération CGT s’en est démarquée, notamment à travers un communiqué commun avec SUD-Rail ! 

 

Un axe CGT-SUD-Rail renforcé 

Pas de grève des cheminots sans les sempiternelles interviews d’usagers qui trouvent que « c’est-pas-bien-de-pas-pouvoir-prendre-leur-train », le tout avec sa pincée de « prise d’otages » et, cette fois-ci, un focus sur les jeunes qui, à cause des grévistes, seront privés du bac pour aller pointer au chômage. Certes, comme le rappelle SUD-Rail « les cheminot-es font partie de la majorité de la population qui exerce un métier socialement utile ; alors quand ils et elles ne travaillent pas, ça dérange. Il n’en n’est pas de même des député-es… ». L’information sur la grève par les grévistes et leurs organisations est nécessaire ; les unions interprofessionnelles des syndicats doivent se réapproprier ce rôle et certaines l’ont fait : il n’y a aucune raison de laisser cela à des collectifs où le terme d’« usager » permet de gommer et même de nier toute référence aux classes sociales. Or, c’est toujours de ce point de vue là que nous devons nous organiser, y compris en tant qu’utilisateur ou utilisatrice du train, du métro, de la poste, etc., avant, pendant et après les grèves. 

 

L’implication de nombreux jeunes travailleurs et travailleuses dans cette lutte, l’importance mais aussi les difficultés de l’auto-organisation, la coordination des assemblées générales qui ne doit pas se confondre avec leur manipulation, la faiblesse du syndicalisme interprofessionnel qui de ce fait ne répond pas assez vite aux besoins des secteurs en lutte, le piège des institutions qui détournent de l’affrontement direct avec le pouvoir et les patrons, le rapport aux non-grévistes, l’activisme antigrève de la CFDT, et bien d’autres thèmes encore font partie du bilan à tirer collectivement. Nous y reviendrons. A chaud, nous mettrons un exergue deux éléments qui nous paraissent importants pour tous les syndicalistes révolutionnaires :

- Il est toujours possible de construire et de mener une grève nationale reconductible ! C’est important de le rappeler. Mais cela nécessite un long travail préparatoire ; le poids du « syndicalisme de lutte » dans le secteur y contribue beaucoup.

- Cette grève est peut être un tournant dans les rapports CGT/SUD-Rail, avec pour la première fois des interrogations publiques de responsables CGT quant à la ligne confédérale, une unité interfédérale maintenue dans la durée, une critique de fait de la manipulation du Front de gauche… Reste à voir si cette évolution se confirme et surtout si elle est prise en compte par les militants et militantes SUD-Rail dont beaucoup ont « grandi » en opposition aux pratiques peu reluisantes dont la CGT-Cheminots fut coutumière.

  N'hésitez pas à nous rejoindre
 le Samedi 28 juin, 15h à partir de la Place Belfort

Nous sommes de la ville
Nous sommes de sa vie
Même si mal en vivons , même si nous en mourrons

Travailleuses et travailleurs du sexe des Boulevards,
Habitant·es de la C.R.E.A,  
Familles à la rue
EX-Squatteurs et squatteuses du Maquis expulsés,
Sdfs du Quartier de la Gare, et des rues de Toulouse
Précaires du Marché d'Arnaud Bernard,
Femmes en Lutte
Sans Papiers
...

Nous sommes tous et toutes menacé·es, ou subissons déjà, le nettoyage programmé de la ville imposé par la politique de la mairie, processus liberticide, à l'image des politiques nationales et européennes

Au Maire, et aux Toulousain·es, nous disons :

Ce n'est pas régler la question du logement que d'expulser des squats et des locataires.

Ce n'est pas régler la question de la prostitution que de cacher les prostitué·es, de les isoler et d'accentuer leur insécurité.

Ce n'est pas régler la question de la misère que de harceler à coup d’arrêtés municipaux les sdfs, de stigmatiser les personnes « hors-norme »

Les précaires n'ont pas attendu la mairie pour créer des réseaux solidaires d'entraide et au lieu de les détruire, elle devrait s'en inspirer et les respecter
Au lieu de s'attaquer aux opprimé·es, la mairie devraient écouter les questions qu’ils posent à notre ville et construire ensemble une réponse plus humaine, en évitant de diviser les Toulousain·es 

Nous appelons donc à une marche le Samedi 28 juin, 15h à partir de la Place Belfort pour rappeler que nous sommes partie intégrante de la ville, et convions toutes celles et ceux qui ne veulent pas une ville déshumanisée à nous rejoindre.
                                                 Le collectif Inter-précaires
 

 

 
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