Élections présidentielles : Et maintenant, préparer le 3e tour social
Sarkozy et sa clique ont été battus. Mais si la défaite du fossoyeur des droits sociaux apparaît comme un soulagement, nous sommes encore loin du vrai changement.
Il y a d’abord eu les appels du pied au FN durant l’entre-deux tours. Pierre Moscovici, directeur de campagne de F. Hollande et vice-président du lobby patronal Le Cercle de l’industrie, a ainsi annoncé qu’il comptait « combattre fermement l’immigration illégale ». Ensuite, la posture anti-austérité des socialistes ces dernières semaines ne doit pas faire oublier qu’en novembre dernier Hollande voulait « donner du sens à la rigueur » et que les engagements du gouvernement en faveur des travailleurs et des travailleuses restent symboliques : pas de remise en question de la loi sur les retraites, pas de loi sur les licenciements, rien sur les privatisations, etc.
La période qui s’ouvre appelle donc à la plus grande lucidité. Il y a longtemps que le PS est converti au libéralisme et ne propose que de le modérer. A l’heure des choix, il défendra les intérêts des capitalistes plutôt que ceux des travailleuses et des travailleurs.
Si nous ne voulons pas de l’austérité et de ce monde qui tourne à l’envers, il va falloir organiser la résistance et nous tenir prêt-e-s à riposter quand les promesses électorales feront place aux mesures de rigueur. Le 2e tour est passé et c’est à présent un 3e tour social qu’il faut préparer : le changement s’imposera par les luttes !

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Midi-Pyrénées est touché par la menace de plans sociaux notamment dans le textile, l'imprimerie ou le meuble.
Le ministre du Travail Michel Sapin a jugé mercredi "réaliste" le nombre, avancé par la CGT, de 45.000 emplois menacés par des plans sociaux dans les entreprises, en cours ou à venir.
Bien que protégé par l'industrie aéronautique, Midi-Pyrénées compte de nombreuses menaces de plans sociaux ou de liquidations judiciaires.

http://www.alternativelibertaire.org/IMG/cache-190x127/arton4840-190x127.jpgSarkozy a dégagé, ce qui suscite beaucoup d’espoir au sein des classes populaires. Pourtant dès le soir de son élection, Hollande commençait à souffler que compte tenu de la conjoncture économique, il allait falloir être “réaliste”. La crise économique en cours va donc rapidement nous mener à l’heure de vérité : austérité de gauche ou changement réel ?
Le changement, c’est pour quand ?

Il n’y avait déjà pas beaucoup d’engagements dans le programme de Hollande. Il a beaucoup parlé de justice et d’éducation mais souvent en termes flous. Or à peine son gouvernement nommé, il entend déjà revenir sur ses engagements concernant la retraite à 60 ans. Il s’agissait déjà d’une demi-mesure ne revenant pas sur la « décote », instaurée par l’UMP, qui diminue les pensions des salarié-e-s ayant moins de 41 annuités de cotisation. Aujourd’hui Hollande entend en plus ne pas prendre en compte les périodes de chômage et de congé maternité dans le calcul de ces annuités. Autre engagement phare : le non-cumul des mandats. Au final, il se restreint aux mandats de maires ou d’adjoints municipaux. Ouf ! Les notables du PS vont pouvoir conserver leurs postes et les indemnités qui vont avec. Manuel Valls va ainsi pouvoir rester ministre de l’Intérieur, maire d’Evry, président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne tout en se présentant aux législatives. Quelle « exemplarité » ! De même, quand Hollande annonce « les troupes françaises quitteront l’Afghanistan », il faut comprendre « 1550 militaires sur les 3550 présents resteront sur place ».
Austérité : on résiste ou on se soumet !

Au-delà de ça, il faut que nous restions lucides sur ce qui se prépare. Les patrons sont en train de ressortir les plans sociaux reportés pendant la campagne présidentielle. Air France prévoit 5000 suppressions de poste, Carrefour 4000, PSA 6000, sans compter les innombrables emplois menacés dans les filiales de ces grands groupes. Que vont faire les socialistes face à ces licenciements ? S’opposer franchement au pouvoir patronal ? Ou déclarer que « l’Etat ne peut pas tout » et laisser faire, comme Jospin lors de la fermeture de Renault Vilvorde en 1997 ?
Les marchés financiers semblent en tout cas avoir un avis sur la question : ils ont tout à fait imaginé l’élection de Hollande et parient qu’il va se plier à leurs exigences, ou mieux, qu’il va nous dorer la pilule. De fait, l’exemple de la démission forcée de Papandréou en Grèce, après que celui-ci ait osé proposer un referendum sur les plans d’austérité, montre que les marchés et les technocrates européens à leur service n’hésitent pas à mettre la pression aux gouvernements qui sortiraient des clous. La demi-austérité n’est donc pas possible : soit on rompt avec celle-ci, soit on l’organise.

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Les organisations de Haute-Garonne signataires alertent l’ensemble de la population toulousaine.
Le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite radicale, connu pour ses actions violentes, a procédé à l’inauguration le 11 février dernier, de son local à Toulouse « L'Oustal, la maison de l’identité ». Ce groupuscule créé à la suite de la dissolution d'Unité Radicale après la tentative d’assassinat de J.Chirac en juillet 2002 fait partie de la mouvance nationaliste d’extrême droite.
Il sème la haine et le mépris de l’autre par des actions spectaculaires et violentes, il instrumentalise les idées régionalistes au service de ses idéologies nauséabondes. Depuis l'ouverture de ce local, une plainte pour injures racistes avec agression physique est déjà en cours d'instruction.
L’installation quasiment officielle d’un groupuscule d’extrême droite à Toulouse, dans un contexte de montée des idéologies extrémistes à caractère autoritaire et raciste, ne peut que susciter l’indignation de toutes et tous les citoyens. Qui peut se reconnaitre dans une commémoration-manipulation de la bataille de Toulouse du 9 juin 721 en vantant l'expulsion de l'étranger de notre cité? C'est le Bloc Identitaire, groupuscule extrémiste, violent et révisionniste.
Les organisations signataires appellent toutes les forces de progrès à faire preuve de la plus grande vigilance et demandent aux pouvoirs publics de prendre toutes mesures de leur compétence pour mettre un terme à l'activité (local, rassemblements, initiatives,...) de ce groupe, qui constitue une véritable insulte à l'histoire toulousaine, faite de solidarité et de résistance aux idéologies d'extrême-droite.

Manifestation
Samedi 9 juin à 11h
Place du Capitole

Premiers signataires: ATTAC, Comité de soutien à Andrés, Coup pour Coup,  LDH, MRAP, RESF, RUSF, UAT, CGT, FSU, Solidaires, SUD Etudiant, UL CNT31, Les Alternatifs, AL, C&A, EELV, FASE, GA, GU, MJCF, NPA, OCML-VP, PCF, PG, Partit Occitan, PS, La Riposte,....

Un mouvement étudiant sans précédent secoue le Québec depuis plusieurs mois, contre la hausse de 75% des frais de scolarité à l’université que veut imposer le gouvernement libéral de Jean Charest. Les étudiants et étudiantes mobilisées, ainsi que de nombreux soutiens, multiplient les manifestations, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Des actions de perturbations, comme le blocage du port de Montréal, de ponts, de banques, etc., ont également eu lieu.
Face à cela, le gouvernement a refusé de revenir sur sa décision, et a accentué la répression contre les manifestants et manifestantes, en multipliant les arrestations et en recourant abondamment à la violence à leur encontre et occasionnant chez certain-e-s des blessures parfois graves. Récemment, le gouvernement a également imposé une loi spéciale encadrant strictement le droit de manifester, dans le but de museler un mouvement qu’il sent ne pas être capable de faire plier et qui tend à se radicaliser. La contestation n’en a été que redoublée et déborde à présent la seule sphère universitaire.
Les québecois et québécoises mobilisées se battent pour la justice sociale, pour refuser qu’une barrière supplémentaire soit posée à l’entrée de l’université pour les enfants des classes populaires. Ils et elles affirment le droit à l’éducation contre la logique comptable, et montrent par leur mobilisation exceptionnelle le chemin à suivre partout où ce droit est attaqué. Plus largement, c’est le fonctionnement du libéralisme qui est de plus en plus remis en cause et un désir de transformation sociale grandit parmi les étudiantes et les étudiants.
Alternative libertaire apporte son soutien aux étudiants et étudiantes mobilisées contre le gouvernement libéral du Québec, la hausse des frais d’inscription et la répression.

Alternative libertaire, le 29 mai 2012

RDV le 30 mai à au CREA et à 17 h au Capitole pour un rassemblement

Chacun d'entre nous, quelque soit son origine, aspire à des conditions d'existence correctes: avoir un toit, pouvoir élever ses enfants dans de bonnes conditions, que chacune et chacun soient respectées.
En France, trop de personnes vivent dans la rue, n’ont pas accès aux soins, à l’éducation. D'autres ne sont pas reconnues comme des gens d'ici, et l’État les maintient dans la précarité quand ce n'est pas pour les enfermer dans des camps de rétention. D’autres sont stigmatisées et réprimées en raison de leurs sexes, leurs désirs, leurs cultures, leur refus des logiques par lesquelles l’'Etat et les puissants volent les richesses que nous produisons collectivement.
Pourtant rien ne manque, c'est le contraire. Il y a bien assez de logements, de nourriture, d'hôpitaux, de médicaments...pour tous ! La crise n'est pas dans nos finances, mais dans nos mentalités. Nous n'avons pas besoin de produire abondamment du neuf, transformons l'ancien... Arrêtons de détruire la planète !
Nous refusons cette misère organisée, nous libérons nous-mêmes des lieux qui étaient avant fermés pour se loger, se rencontrer, se réunir, et développer les activités répondant à nos besoins : partager de la nourriture, se cultiver, échanger nos savoirs et compétences, s'émanciper, réfléchir ensemble. Ces espaces libérés suivent une autre logique : l’ouverture, la liberté, la gratuité, la proximité, la convivialité et la participation directe des gens à la vie de leurs quartiers. Au Centre Social Autogéré, lieu réquisitionné par le CREA, les enfants et leurs parents peuvent s'épanouir via des activités éducatives, ludiques et artistiques, des échanges linguistiques, des cours, des ateliers de théâtre, organisés par tous, que l’on soit précaire, travailleur, étudiant, retraité ou professeur. Ce lieu favorise la rencontre et le mélange des générations, des cultures et des idées entre le CREA, le GPS, les habitants de la maison Goudouli et les toulousaines et toulousains. A « l’Émergence », des artistes ont enfin des espaces pour s'exprimer, partager leurs créations, offrir des espaces de réflexion collective. A la « Vélorution », on peut avoir à moindre frais son vélo, moyen de transport écologique, économique et émancipateur. Au faubourg Bonnefoy, les habitants peuvent échanger des savoirs-faire et des objets de récupération pour être plus autonome. Ouverts sur le quartier, ces lieux participent à la création et au maintien d'un lien humain.

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N'ayant pu entrer en contact direct avec notre nouveau propriétaire, le ministère des affaires sociales, pour l'informer qu'une procédure d'expulsion des 40 habitants du centre social autogéréétait menée en son nom, nous nous sommes rendus à la mairie de Toulouse jeudi 24/05. Nous avons tenté d'interpeller Pierre Cohen, député-maire de la ville et surtout membre du parti socialiste actuellement au pouvoir, pour qu'il nous mette en relation avec des membres du gouvernement. Nous l'avons également « invité » à demander l'arrêt de la procédure.
Nous n'avons obtenu qu'un rendez-vous pour ce vendredi 16h avec Claude Touchefeu. Dès 8h ce vendredi, nous avons interpellé les élus municipaux afin que cette question soit abordée lors du conseil municipal. Des membres du collectif ont assisté à l'ensemble du conseil mais rien n'a été évoqué. Une délégation a été reçue à 16h par M. Cayrecastel et Mme Touchefeu. Cette dernières'est engagée au nom du maire à ce qu'un courrier soit transmis au ministère et à la prefecture pour les informer de la situation ...mardi soir.... Mais le procès a lieu le 1er juin. Le maire s'estégalement engagé à « surseoir » (suspendre) à l'expulsion du bâtiment mais non pas à arrêter la procédure. Ce qui laisserait le centre social autogéré et tous ces habitants « expulsables » aumoindre prétexte, c'est-à-dire sous la menace constante de la rue. Nous repartons sans aucunes garanties que la demande arrive à temps, avant la tenue du procès, à la préfecture.
Dans cette mesure, nous continuerons à mener sans relâche notre lutte jusqu'à l'arrêt de cette procédure.

Voici un lien vers le site internet tout récent de l'atelier Slôli, lieu ouvert au début de la rue du faubourg Bonnefoy autour d'un atelier vélo participatif et proposant un certain nombre d'autres d'activités, parmi lesquelles une AMAP.

Le site internet : www.latelier-sloli.tumblr.com

http://carredinfo.fr/wp-content/uploads/2012/05/formation-597x397.jpgDébut avril, le Groupe CLAF (Conseil Logique Accompagnement Formation) a été placé en redressement judiciaire. L’entreprise toulousaine, créée en 1994, sous-traite certaines des activités de formation et d’insertion de Pôle Emploi, et emploie aujourd’hui environ 640 salariés sur 252 sites répartis sur le territoire national. Mais derrière cette image d’entreprise dynamique se cacherait une gestion chaotique : salaires partiellement impayés, missions stoppées en cours de route, moyens insuffisants mis à la disposition des salariés, licenciements pour faute suspects, absence de communication de la part de la direction… Les salariés demandent des comptes.
Créée en 1994, CLAF a connu une rapide expansion. Très rapide, voire trop pour les salariés : «ils se sont développés à tout va en répondant à plein de marchés publics différents, mais derrière ils n’ont aucune compétence de gestion », estime cette employée. CLAF est une entreprise privée, sous-traitante entre autres de Pôle Emploi. Cotée en bourse, l’entreprise a vu la valeur de son action chuter brutalement: 15,50 euros il y a un an, 2,66 aujourd’hui.
Depuis la fusion des Assédic et de l’ANPE en 2008, Pôle Emploi se concentre sur les fonctions d’orientation des demandeurs d’emploi, et tend de plus en plus à sous-traiter à des entreprises privées ou à des associations la gestion de la branche insertion-formation. Ces entreprises effectuent donc le suivi des demandeurs d’emploi, leur proposent des ateliers CV et des entraînements aux entretiens d’embauche. Selon Le Canard Enchaîné du 9 mai, en 2010 Pôle Emploi aurait ainsi sous-traité pour 440 millions d’euros de prestations à des opérateurs privés comme CLAF, et 320.000 chômeurs auraient été « accompagnés » dans ce cadre entre 2009 et 2011.
Salaires et frais professionnels impayés

Les salariés de CLAF et l’Union Locale CGT Toulouse Sud se sont retrouvés ce matin devant le siège administratif du groupe pour exprimer leur colère et demander des comptes aux patrons. Ils remplissent leur mission pour un salaire loin d’être mirobolant : 1676 euros bruts par mois, 1300 nets. « On œuvre dans l’insertion et on est dans la précarité, autant que les jeunes ou les chômeurs qu’on aide », s’agace une salariée, amère.
Le 29 mars, ils ont reçu un mail de la direction leur notifiant des « problèmes de paiement des salaires ». « Ils nous disaient qu’on n’allait pas être payés le lendemain, raconte Nicole Agudo, du bureau de Dax. Qu’on n’allait recevoir que 30% de notre salaire d’avril, et finalement notre salaire de mars nous a été versé le 20 avril par le Fonds National de Garantie des Salaires. » Autre problème selon eux, les frais professionnels (restauration, déplacements, hébergement) : alors qu’ils sont amenés à se déplacer sur de longues distances pour leurs missions, les salariés doivent avancer les frais qui sont remboursés avec deux ou trois mois de retard. Lorsqu’ils le sont. L’entreprise refuserait en effet de les prendre en charge. Conséquence: certaines formations ne peuvent être dispensées. « C’est un énorme mic-mac, ils font tout pour économiser sur notre dos, s’énerve cette employée. Il y a toujours un truc qui fait qu’ils ne veulent pas payer. »

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