Une seule solution : la liberté de circulation pour les migrant-e-s
Cinq organisations communistes libertaires de différents pays d’Europe, réunies à Paris le 6 février dernier, ont décidé de lancer une campagne pour les droits des migrant-e-s et la liberté de circulation. Voici le texte de lancement de la campagne :
Ces dernières années, la xénophobie, le racisme et la peur des impacts économiques des migrations ont dominé le débat politique dans bien des pays européens.
L’immigration est un effet inévitable des politiques économiques et militaires conduites par les Etats européens. Les efforts concertés pour l’empêcher est le résultat du racisme et de la volonté de ne pas en affronter les conséquences dans son pays.
La réponse depuis l’essor de la mondialisation a été d’adopter en ensemble de mesures destinées à empêcher l’immigration. L’Europe a adopté des cadres communs de politique migratoire, a signé des traité régulant les droits des réfugiés, a durci les contrôles migratoires à la périphérie de l’Europe. L’objectif a toujours été de maintenir les migrants à l’extérieur des frontières. Tout en limitant l’immigration, les pays européens ont violé les conventions internationales sur les droits de l’homme.
Le besoin de main-d’oeuvre pour faire la basse besogne a conduit à augmenter le travail illégal dans des conditions bien en dessous de celles des autres travailleurs et travailleuses. L’immigration a aussi été utilisée pour baisser les salaires et les conditions de travail. Les capitalistes sont parvenus à utiliser les politiques sur les migrations pour obtenir de la main-d’oeuvre bon marché.
De plus, les Etats européens ont adopté des politiques restreignant sévèrement les droits des migrants. L’usage de la détention est largement étendu, avec les personnes dont le statut n’est pas encore décidée, ou dont les demandes ont été rejetées, et devant souffrir la détention pour de longues périodes. Le cadre légal autour de l’immigration criminalise foncièrement les migrants. Plus dramatiquement, la détention et la persécution des migrants en Europe cause une immense souffrance et favorise la croissance d’une sous-classe de non-citoyens.