Toulouse, ville occupée !
Toulouse, ville occupée !
> Depuis la mort de Rémi Fraisse et les manifestations qui ont suivi, les
> pouvoirs publics ont suspendu notre liberté à protester.
> Ainsi, la manifestation de samedi 6 décembre -pourtant déposée par une
> organisation représentative (la FSU)- a de nouveau été interdite par une
> préfecture droite dans ses bottes dont on rappellera à toutes fins utiles
> qu'elle est dirigée au niveau Midi-Pyrénéens par Pascal Mailhos, ancien
> directeur des renseignements généraux sous la chiraquie (2004-2006).
> Petite différence qualitative ce samedi, nous n'avons pas eu droit aux
> hélicoptères et, sans doute du fait de la présence de quelques
> représentant-e-s handicapé-e-s de l'association « Ni pauvres ni soumis »,
> pas non plus droit aux gaz lacrymogènes.
> Cependant, alors que cette manifestation historique (qui a lieu tous les
> premier samedi de décembre depuis douze ans) devait passer par le
> centre-ville, nous avons été pressé de nous diriger vers St-Cyprien, là où
> personne ne nous verrait ni entendrait. Il faut croire qu'un cortège de
> précaires, intermittent-es, chômeur-e-s et étudiant-e-s était à même de
> gêner la foule des acheteurs et acheteuses pour lesquel-l-es le pitoyable
> marathon des fêtes de fin d'année a commencé.
> Les millions d'individus qui cette année devront encore se contenter des
> miettes de ce que le pouvoir socialiste veut bien leur concéder
> apprécierons toute la portée du symbole. Après cela, les éléments de
> langage des politiciens reprendront à l'envie le terme de « casseur ».
> Pourtant, hurler sa souffrance et ne jamais être entendu, en voilà une de
> violence beaucoup plus brutale que celle qui consiste à faire tomber une
> vitrine ! Faire intervenir systématiquement des forces policières que l'on
> sait gangrénées par l'extrême droite et leur laisser toute liberté de
> réprimer comme bon leur semble, en voilà une preuve de pacifisme!
> En revanche, cette véritable armée d'occupation que sont les forces de
> l'ordre n'entend réprimer qu'une partie de la population : les patrons
> lundi dernier et les exploitants agricoles de la FNSEA courant novembre
> ont, eux, pu s'exprimer et, pour les seconds, littéralement pourrir
> l'intégralité des allées Jean-Jaurès, sans être inquiétés...
> Mais que fallait-il attendre de la part des descendant-e-s d'un pouvoir
> dont
> le héraut (et héros) François Mitterand, n'est autre que le ministre de
> l'intérieur ayant le plus guillotiné d'opposants lors de l'exercice de son
> ministère ?
>
> Plus que jamais la révolte est de mise !