Synthèse et perspectives au 12 novembre
Sur la mobilisation en général :
Avec l´annonce d´une journée nationale tardive le 28 octobre, même si elle a mobilisé 2 millions de personnes, le mouvement est entré dans une « phase descendante » la semaine du 25 : fin des reconductions (mais des grévistes jusqu´au 30) à la RATP et SNCF, déblocage progressivement forcé ou voté dans les raffineries jusqu’à la fin du mois. La loi a été promulguée le 10 novembre.
Les AG interpros développées ces dernières semaines pour tâcher de généraliser la mobilisation perdurent, mais aujourd’hui elle n’ont pas une représentativité qui leur permette de se poser en alternative à l’intersyndicale.
La loi a beau avoir été promulguée, elle n’en reste pas moins illégitime aux yeux de la majeure partie de la population. Cette illégitimité s’étend en partie au pouvoir en place. Cette crise de légimité va peut être se traduire par l’inscription du mouvement dans la durée, en l’adossant à des revendications catégorielles avec des réussites diverses (voir plus bas). La Cgt appelle d’ailleurs à poursuivre jusqu’en juillet 2011, date de mise en application de la loi.
Des convergences intersyndicales par branches ont été tentées : BIATOSS ; réseau de travailleurs sociaux rassemblés autour du collectif NRV, du secteur santé social de la CNT et de salariés et étudiants en travail social…. Mais seul le secteur du nettoiement a pu prendre le relais des raffineries pour jouer un rôle de prolongation des luttes (éboueurs marseillais avec convergence public-privé (Derichebourg), agents du nettoiement à Paris, qui ont en partie obtenu gain de cause après avoir occupé la TIRU entre le 19 oct. et le 8 nov., avec le soutien des communaux de Saint-Ouen qui bloquaient l’incinérateur de la ville (3-8 nov.), Toulouse, Angers) (+ aéroports).