stop aux violences policières
FLICS ASSASSINS
MEDIAS COMPLICES
Toulouse, le 9 novembre 2014.
Une manifestation contre les violences policières devait avoir lieu samedi 8 novembre sur Toulouse.
Les organisateurs et organisatrices de cette dernière ont appris qu'elle était interdite par un article du torchon local, La Dépêche du Midi, la veille.
Malgré tout, au moins un millier de manifestantes et manifestants se sont réunis sur la place Jean Jaurès ce samedi afin de manifester.
Ils et elles ont tout de même pu défiler sur une centaine de mètres encadrés par un dispositif policier démesuré.
Ce jour-là, les Renseignements Généraux, la BAC, les CRS et les Gardes-mobiles (appuyés par un hélicoptère) étaient de sortie pour défendre leur impunité. Cent mètres c'était sans doute déjà trop : la police a donc commencé à lancer des grenades lacrymogènes et repousser cette colonne de manifestant et manifestantes vers une véritable souricière sans issue puisque toutes les rues adjacente étaient bloquées.
C'est bien les flics qui provoquent un désordre qu'ils prétendent combattre puisque suite à cette tentative de dispersion plusieurs micro-concentrations ont émaillé les boulevards de Toulouse provoquant des gazages supplémentaires et, du coup, la solidarité des passantes et des
passants... le tout des heures durant.
En faisant croire que la violence vient des manifestantes et des manifestants, les journalistes font passer quelques tags et bris de vitrine (ainsi que deux voitures brûlées qui seront rapidement remboursées
par les assurances) pour des scènes de véritables guérillas urbaines et de
destruction massive.
Se faisant, les journalistes « embarqués » font le jeu des pouvoirs locaux
et nationaux. On nous parle d'affrontements violents entre manifestant/manifestantes et forces de l'ordre alors qu'il s'agit surtout
pour ces derniers de réprimer toutes les colères légitimes.
Dans la droite ligne de son passé collaborationniste, La Dépêche du Midi
(dont le journal CQFD n°125 d'octobre dernier révèle que les journalistes
reçoivent des « consignes » alors que leur PDG Jean-Michel Baylet est
également président du CG du Tarn-et-Garonne... qui a autorisé la construction du barrage de Sivens) remporte la palme d'or de la désinformation et de la mauvaise foi la plus racoleuse.
Alternative Libertaire 31 est solidaire des personnes interpellé-e-s suite à la manifestation.
Alternative Libertaire 31 réaffirme que la police est raciste, sexiste et classiste et qu'elle tue en toute impunité. Rémi Fraisse n'est que le dernier d'une longue liste de personnes assassinées : Lamine Dieng, Zied et Bouna, Timothée Lake et tant d'autres.
STOP aux violences policières !
Désarmement et dissolution des forces répressives !
STOP au projet de barrage de Sivens !
Alternative Libertaire 31