Solidarité avec tous les peuples européens en lutte !
Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d'Europe se multiplient : grève générale au Portugal, l'énorme grève dans l'Etat espagnol, manifestations d'ampleur historique en Irlande, mouvement étudiant en Angleterre, formidables manifestations en Italie par des travailleurs d'usines et les étudiants ainsi que le mouvement de masse grandissant contre la privatisation de l'eau et espérons-le, l'amorce d'un mouvement sur la durée après la mobilisation sur les retraites en France. Si les mots d'ordre peuvent varier d'un pays à l'autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en encaissant des plans de rigueur qu'on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir à faire payer les capitalistes.
Le cas de l'Irlande est emblématique : baisse des prestations sociales, des effectifs de la fonction publique et des salaires des fonctionnaires ; extension de l'impôt sur le revenu à ceux et celles qui ne le payaient pas, les plus modestes. En revanche, le gouvernement ne touchera pas à l'impôt sur les sociétés, pourtant l'un des plus bas d'Europe. Le peuple irlandais ne courbe pas l'échine et des dizaines de milliers de manifestant-e-s ont investi la rue la semaine dernière.
Dans l'Etat espagnol, le gouvernement du parti socialiste a cédé à la pression du pouvoir financier et s'est mis au service du grand Capital, introduisant des mesures sévères qui affectent gravement le conditions de vie et le travail de la grande majorité: baisse des pensions, retrait des allocations de chômage, relèvement de l'âge de la retraite, réforme du système de négociation collective, augmentation des licenciements,droits d'accise ... et ce n'est que le début. L'opposition - le très droitier Parti populaire - tire parti de la crise est en hausse dans les sondages. La gauche sociale et syndicale, où les anarchistes jouent un rôle important, combat les mesures anti-sociales du gouvernement et la droite politique et économique. Le 29 septembre a été le début d'un processus de mobilisation mené par les syndicats de lutte, devant les syndicats bureaucratiques qui sont liés à la social-démocratie.