Mondial de foot : Carton rouge pour l’État brésilien !
Depuis le 5 juin, les salarié-es du Métro de São Paulo sont en grève reconductible. Cette grève s’insère dans de puissants mouvements sociaux qui touchent tout le Brésil depuis des mois.
Les énormes sommes d’argent dépensées par les pouvoirs publics brésiliens pour satisfaire les demandes de la FIFA et des multinationales qui s’en mettent plein les poches à l’occasion de la Coupe du monde de football tranchent avec la pauvreté, la précarité, l’exclusion, qui demeure le lot quotidien de millions d’habitant-es de ce pays.
Bien d’autres grèves touchent de nombreux secteurs au Brésil : Éducation, Industrie, Transports, Fonction publique… Toutes et tous manifestent leur rejet de la politique du gouvernement du Parti des Travailleurs qui se met au service des capitalistes et, soit se tait sur certaines exactions, soit les organise à travers des lois liberticides : expulsions et déplacements de populations pour construire et rénover des stades et les quartiers proches, arrestations de militant-es syndicaux, politiques et associatifs parce qu’ils et elles organisent la résistance, interdictions des manifestations, campagnes antigrèves, etc.