| C'est la première fois depuis huit ans que la Case de Santé ne rouvre pas ses grilles, et ne sait pas quand elle pourra les rouvrir ni même dans quelles conditions. Depuis mi-août, le dialogue et la concertation que nous avons demandé à l’ARS d’organiser, aurait pu, aurait dû, empêcher ou retarder l’échéance de fermeture au 01/11/2014. C’est pour nous, un échec terrible. Nous n’en portons pas la responsabilité : nous avons interpellé depuis plusieurs mois l’ensemble des pouvoirs publics, les usager-e-s et les soutiens de la Case de Santé se sont mobilisés. Cet échec est celui de l’absence de mobilisation des pouvoirs publics devant notre urgence, qui n’ont pas su ou pas voulu prendre les décisions nécessaires. Devant cette situation de blocage, l’ensemble de l’équipe de la Case de Santé est en grève depuis le lundi 3 novembre 2014. Nous nous refusons à ce que les usager-e-s subissent en premier les conséquences de cette situation. Nous organisons un service minimum pour répondre à leur besoin pendant cette période de fermeture. L’existence de la Case de Santé est à présent entièrement suspendue à la table-ronde qui doit avoir lieu le 17 novembre 2014. Le dialogue actuel est dans une impasse. Seules des décisions politiques permettront à cette table-ronde d’aboutir aux solutions qui sont nécessaires à la pérennité de la Case de Santé et de ses missions. Toulouse et sa région ont cette spécificité de compter un lieu de santé au modèle unique et innovant, opérationnel et prêt à se déployer. C’est cette opportunité que les pouvoirs publics doivent aujourd’hui saisir pour dégager les modestes moyens nécessaires à ce que la Case de Santé s’ancre durablement dans le paysage médico-social toulousain. |