LibéToulouse : Hébergement d’urgence : « La moitié des places à Toulouse sont aujourd’hui assurées par des squats »
Mardi soir, les forces de l’ordre sont intervenues pour évacuer un bâtiment de la veille sociale de la ville occupé depuis une journée par des militants de la campagne « Zéro enfants à la rue », portée notamment par le CREA. Familles sans logements, militants et travailleurs sociaux dénoncent l’absence de solution de relogement alors que l’ancien siège de l’URSAF abritant une centaine de personnes va probablement être sujet à une expulsion dans les prochains jours.
Occupation contre expulsion
Le bras de fer continue à Toulouse entre les pouvoirs publics et les militants du droit au logement. En effet, après l’expulsion des anciens locaux de l’AFPA, les différents collectifs ont répondu par la réquisition de l’ancien siège de l’URSAF rue Demouilles. A son tour, ce nouveau « squat » de 5600 m2 inoccupé depuis six ans est aujourd’hui sous le coup d’une procédure d’expulsion. « La préfecture a mis la pression sur l’antenne locale de l’URSAF afin de ne nous laisser aucun répit » expliquent les militants qui déplore cette « répression sans qu’aucune solution ne soit proposées à la centaine d’habitants logeant actuellement rue Demouilles. » Une impasse qu’ils ont souhaité dénoncer mardi en occupant le point d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO), structure d’accueil de la veille sociale de la municipalité.