Gaz de schiste, catastrophe nucléaire… et après ?
Dans un contexte d’urgence écologique avec une catastrophe nucléaire en perspective, le contrôle démocratique de questions telles que la politique énergétique ou l’agriculture doit être posé. Derrière ces enjeux, le rôle de la technique comme solution miracle est à débattre.
Enjeux écologiques : des mobilisations à amplifier
La lutte contre l’exploitation des gaz et huile de schiste s’amplifie dans un contexte de mobilisation écologique exceptionnelle avec la création de nombreux comités dans les régions concernées et la mise en place de réunions publiques d’information. Alors qu’en France le gouvernement prévoit un moratoire de 6 mois avant de poursuivre la phase d’exploration, aux Etats-Unis une loi vient d’être votée dans l’Etat du New Jersey pour interdire l’utilisation de la fracture hydraulique, seule technologie disponible pour l’exploitation de ces réserves.
Pendant ce temps, une catastrophe nucléaire menace le destin de millions de Japonais. Le séisme et le tsunami qui ont frappé l’île sont bien à l’origine de cette catastrophe mais ils ne font que révéler l’impossibilité d’obtenir une énergie nucléaire « sûre », la seule solution étant pour les populations rescapées de partir en abandonnant tout derrière elles. Et ceci malgré les déclarations suffisantes des gouvernements français et japonais ou des géants du nucléaire comme AREVA.
Plus que jamais la nécessité de la sortie du nucléaire et du développement d’alternatives s’impose. Si nous développions l’éolien, l’hydraulique, le solaire, la biomasse etc., et surtout les économies d’énergie et l’efficacité énergétique, nous pourrions sans problème nous passer du nucléaire et des gaz et huile de schiste. Mais encore une fois, l’Etat montre qu’il a choisi son camp, celui d’un capitalisme soi-disant « vert » basé sur le nucléaire. Et il annonce l’arrêt des subventions concernant l’énergie solaire, pendant qu’il consacre 99% de son budget sur la recherche énergétique au nucléaire.