Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

Déjà une semaine de grève pour les ouvriers portugais de Procme

Alternative Libertaire Toulouse

http://carredinfo.fr/wp-content/uploads/2012/02/Procme-597x397.jpgDepuis maintenant une semaine, des salariés portugais d’un groupe également lusitanien et par ailleurs sous-traitant d’ERDF-GRDF sont en grève. Expatriés en France depuis plusieurs années pour travailler pour l’entreprise, ils dénoncent la suspension de la plupart de leurs avantages et leur basculement dans la précarité.
Diviser pour mieux régner ?
Lundi signait un nouvel épisode dans la lutte que mènent les salariés de l’ancienne Procme, entreprise portugaise spécialisée dans la pose de câbles et de canalisations dans le domaine de l’énergie. Reçus au consulat du Portugal de Toulouse, les ouvriers cherchent appui et soutien contre la manœuvre entreprise par leur compagnie. En effet, depuis le 6 janvier, les quelque 140 salariés ont été dispersés entre quatre entreprises nouvellement créées et prenant la suite de Procme en France. « Cette fragmentation est un leurre puisque l’actionnaire majoritaire de ces quatre entités reste Procme », explique Ludovic Arberet, délégué CGT aux côtés des ouvriers portugais. Sous-traitants principalement pour EDF-GDF dans plusieurs régions, ces nouvelles entreprises viseraient à localiser l’activité au plus près des chantiers.
Mais pour les grévistes l’objectif est tout autre : « Ces quatre entreprises ont désormais des effectifs de moins de 50 salariés ce qui permet de dissoudre le comité d’entreprise. D’autre part, elles mettent fin aux mandats de délégués syndicaux jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. » Diviser pour mieux régner ? Les conséquences ne se sont pas faites attendre. Dès le 21 janvier, la plupart des droits et des avantages dont bénéficiaient les ouvriers ont été remis en cause. « Nos logements ne sont plus payés par l’entreprise », déplore José, gréviste. « Entre Niort, Toulouse, Martigues ou Marseille, nous sommes amenés à beaucoup de déplacements qui sont à notre charge. Et maintenant, le logement l’est aussi. » Pour la plupart d’entre eux, le salaire n’excède pas 1500€. La charge locative en plus leur fait donc craindre un basculement dans la précarité.

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