Contres les violences : autonomie sociale et économique des femmes
Toutes les mesures contre les violences faites aux femmes sont bonnes à prendre et nous manifestons samedi 5 novembre avec le Collectif national pour les droits des femmes en soutien à ses revendications.
C’est dans le cadre du couple (ou des qualités imaginées nécessaires pour être une « bonne épouse ») et de la famille que les femmes et jeunes filles subissent le plus de situations de violences : viols par inceste, viols conjugaux, violences psychologiques et physiques, meurtres dit passionnels souvent au moment de la séparation, meurtres pour des problèmes de dot, excision et infibulation, lapidation pour adultère, crimes d’honneur, mariages forcés, mariages de fillettes, contrôle de virginité et réfection d’hymen, enfermement sous du tissu (voile intégral), interdictions diverses (conduire, sortir seule…), la liste est sans doute incomplète des violences que le couple et la famille imposent aux femmes.
Puisque le couple est le lieu premier des violences faites aux femmes (après la guerre), éradiquer la violence passe par la fin de l’obligation sociale de se mettre en couple hétérosexuel, par le développement de l’idée que c’est un choix de vie comme un autre, pas une nécessité. Si les femmes étaient libres de ne pas s’encoupler, elles n’accepteraient pas les brutalités « conjugales ».