Ce n'est pas aux Villefranchois de payer la crise !
Le 12 novembre, une manifestation rassemblait près de 200 habitants de Villefranche de Lauragais pour protester contre la fermeture annoncée de nombreux services locaux. La ville est en effet particulièrement touchée par la politique générale de désengagement de l'Etat et de casse des services publics : le tribunal a fermé, la CPAM et l'unité des services de l'équipement (ex-DDE) vont fermer et la Poste, le Pôle Emploi, le centre ErDF-GrDF, le centre des impôts, ainsi que l'antenne du secteur routier du conseil général sont menacés de réduction d'effectif ou d'un transfert. Cela alors que la ville est à plus de trente kilomètres de Toulouse et que les trains à cette direction sont relativement rares et chers. Les services de Villefranche de Lauragais ne sont pas les seuls concernés, par exemple les CPAM de Plaisance-du-Touch, de Saint Alban et de Saint Gaudens sont également menacées de fermeture.
Tout n'est cependant pas gris pour les villefranchois. Si ces services partent, une nouvelle zone commerciale va bientôt ouvrir comprenant un Mac Donald et un supermarché Aldi. Si ces deux évènements n'ont pas de liens entre eux, ils sont symptomatiques d'une société où les services publics disparaissent et où les multinationales fleurissent. Il est important aujourd'hui de le réaffirmer : la désertification rurale n'est pas une fatalité, mais un choix politique. A ce choix les habitants doivent opposer la mobilisation collective, seule à même de garantir la conservation de services publics efficaces et accessibles à tous, et donc la survie des communes rurales.