Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

Carré d'Info : Des bidonvilles au coeur de Toulouse

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http://carredinfo.fr/wp-content/uploads/2012/06/famille-597x397.jpgNon loin du centre-ville, installées sur les berges de Garonne, plusieurs familles de Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie vivent dans la précarité, sous des abris de fortune. Menacées d’expulsion par les pouvoirs public qui invoquent les risques de crues, ces familles tentent de (sur)vivre au quotidien, dans des conditions sanitaires sommaires.
Pas d’eau courante ni électricité

Sous les fenêtres du conseil régional, sous la route menant de St Michel à la Rocade, Daciara, Marian, Jorge et le reste de leur famille originaire de Roumanie se partagent trois tentes, à l’ombre d’un arbre dont les racines plongent dans le fleuve. Au total, ils sont douze, dont trois enfants, à vivre dans ce petit périmètre. A quelques dizaines de mètres, d’autres tentes, occupées cette fois par des Bulgares. Sur la gauche, on distingue d’autres installations, qui s’étendent au delà d’Empalot. Chacun des « camps » est séparé par des étendues d’herbes hautes, d’où s’échappent par endroits une odeur nauséabonde. « Il y a beaucoup de rats et de serpents », explique Jorge dans un français approximatif. Christian bénévole et traducteur, assure les échanges. « On a peur qu’ils rentrent dans les tentes. Dans un autre camp, ils en ont tués trois ou quatre ces derniers jours. »
Julietta dit craindre pour ces enfants : « J’ai trois enfants que j’ai laissé en Roumanie mais j’ai trop peur de les faire venir ici, c’est trop dangereux. » Faites de couvertures, de bâches et étayées par des branches en bois souples, les tentes sont bien tenues mais relèvent du provisoire. Pas d’eau, pas d’électricité, la douzaine de personnes doit aller au restaurant social du Ramier pour la nourriture et à un point d’eau situé à plusieurs centaines de mètres pour boire et se laver. « On a pas les conditions pour envoyer les enfants à l’école, ils ne peuvent pas se laver régulièrement », continue Bianca.

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