Attaques fascistes à Toulouse
Durant le week-end du 27 au 29 mai, des fascistes se sont manifestés à plusieurs reprises à Toulouse. Venus de plusieurs villes de la région pour une manifestation et pour un concert, ils ont profité de leur présence pour attaquer le campement des indigné-e-s place du Capitole. Puis ils ont tentés de perturber le gala des Enragé-e-s, festival anticapitaliste / antifasciste / antisexiste organisé en soutien aux sept étudiant-e-s du Mirail inculpé-e-s suite à un mouvement social.
Ces évènements sont symptomatiques d'une volonté de l'extrême droite de conquérir la rue toulousaine. Pour cela elle applique la stratégie mise en œuvre à Bordeaux, à Lyon, etc. en s'attaquant physiquement aux mouvements sociaux et aux militant-e-s lutte de classe. A Rennes, le 21 mai, un militant antifasciste était victime d'une tentative de meurtre de la part de nervis fascistes. Une semaine auparavant, l'extrême droite se réunissait à Lyon pour une manifestation contre la pseudo-islamisation de la France et profitait de l'occasion pour briser les devantures de boutiques supposément tenues par des personnes d'origine immigrée.
Une partie de la bourgeoisie tente d'offrir une nouvelle jeunesse à un système de plus en plus contesté. Les fascistes sont là pour ça. Leur stratégie est simple : ils se parent d'un discours social pour tenter de récupérer le soutien des masses populaires ; ils attaquent dans la rue les mouvements progressistes afin de prouver à la bourgeoisie qu'une fois puissants ils n'hésiteront pas à briser par la force les mouvements sociaux ; ils construisent une propagande visant à développer une identité nationale pour affaiblir l'identité de classes des travailleurs et des travailleuses. A mesure que les tensions sociales se renforceront, les fascistes tenteront donc de plus en plus souvent d'attaquer les militant-e-s lutte de classe.
Ces attaques ne nous empêcheront pas de mener notre combat pour une autre société sans État ni patron, sans patrie ni frontières.