A Porto Alegre, la police bâillonne nos camarades
Alors que le peuple brésilien est dans la rue pour dénoncer une classe politique qui préfère les grands projets du mondial 2014 à la lutte contre la pauvreté, nos camarades de la Federaçao anarquista gaucha (FAG), sont victimes de la répression.
Durant l’après-midi du jeudi 21 juin, 12 à 15 agents se présentant comme membres de la police fédérale ont perquisitionné l’athénée libertaire de la Federaçao anarquista gaucha (FAG) à Porto Alegre (état du Rio Grande do Sul au Brésil) et ont saisi une partie du matériel servant au fonctionnement de ce local dont les activités politiques et culturelles sont publiques. Il comprend une bibliothèque publique, accueille des débats et sert à l’organisation de nombreuses luttes
Après le gouvernement régional (en 2009), c’est le pouvoir fédéral qui s’en prend à une organisation qui dérange et essaye de la discréditer en essayant de la faire passer pour un groupe terroriste.
Cette opération comparable à celles menées dans un régime autoritaire intervient dans un contexte où l’état brésilien est en difficulté face à une contestation qui ne cesse de monter en nombre et en radicalité contre l’augmentation des prix, les dépenses ruineuses décidées pour le mondial de foot et les jeux olympiques et les expulsions de dizaines de milliers de personnes du fait de ces aménagements à la gloire de l’état et du capital. Ils et elles protestent également contre le manque de services publics, la corruption qui constitue la seconde nature de l’état et du capital, mais aussi l’homophobie alors que des députés de droite cherchent à faire adopter au parlement une loi assimilant l’homosexualité à une maladie.