Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

UAT : Suite de l’affaire Andrés

Alternative Libertaire Toulouse

http://unionantifascistetoulousaine.files.wordpress.com/2012/10/4758675-7114843.jpg?w=300&h=200Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2012 un groupe d’une vingtaine de fachos composés majoritairement de hooligans du TFC, accompagnés de militants du Bloc Identitaire et de boneheads [1] ont fait irruption sur la place Arnaud Bernard. Après quelques provocations racistes [2], le groupe a saccagé la terrasse d’un kebab et s’en est pris à la clientèle. L’agression amena une riposte unitaire de la part des témoins médusés par la violence des actes. Une foule s’empressa alors de virer la vingtaine de fascistes de la place. Dans leur fuite alors qu’ils n’étaient plus pourchassés et sans doute vexés de ne pas avoir pu faire aussi mal que ce qu’ils espéraient, les fachos ont commis l’irréparable. En effet, ils s’en sont pris à Manuel Andrés Pardo, un étudiant chilien qui rentrait chez lui après avoir assisté à un concert place Arnaud Bernard. Un coup de pied le projeta violemment au sol et fractura son crane. Le lynchage fut évité de justesse grâce à quelques témoins qui eurent les bons mots au bon moment pour que les fachos partent enfin pour de bon. Peu après l’attaque, la nouvelle de l’agression se répandit dans tout le quartier. C’est ainsi qu’une quarantaine de personnes secoués par les violences de la soirée allèrent manifester leur mécontentement devant L’Oustal, le local toulousain du Bloc Identitaire situé au 36 allées de Barcelone. Local qui est depuis son ouverture le lieu de rassemblement incontournable de l’extrême droite toulousaine. L’Oustal était sous protection policière et rien ne supposait donc que la violence s’exprime à nouveau. Pourtant l’arrivée du groupe engendra une réponse policière quasi instantanée alors qu’aucune violence ni dégradation n’avait été commise. Une vingtaine de personnes furent interpellées dont 4 placées en garde à vue. 2 personnes furent relâchées dans l’heure. Les 2 autres ne furent libérées que le 2 avril au soir non sans être passées devant un juge des libertés. En effet la police croyait détenir à ce moment là les agresseurs d’Andrés…
Bilan catastrophique de la soirée : une énième attaque de fachos, plusieurs blessés légers, des dégradations, un étudiant dans le coma entre la vie et la mort, une vingtaine de personnes apparentées antifascistes [3] interpellées dont 4 gardées à vue impliquant des poursuites judiciaires, des fachos qui une fois de plus ont fait ce qu’ils voulaient dans Toulouse en toute impunité et une police égale à elle-même…

Lire la suite sur le site de l'UAT.

Commentaires