Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

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Alternative Libertaire Toulouse

Ce matin dès 9h30 les gardes mobiles sont arrivés et commencé à encercler le campement de la Bouillonnante 
Montage de sons pris hier dimanche sur la zone humide du testet 
Ecoutez les sons à venir : une zadiste BASSAM occupante de la Bouillonnante, une femme d'agriculteur Nadine Lacoste voisine de la Zad et résistante et Jean-Claude Egidio membre du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet rappele que ce barrage est illégal et a pour mot d'ordre « on va gagner »
le lien sur le site canal sud, rubrique Les petits papiers :
http://www.canalsud.net/?La-ZAD-DU-TESTET-lutte-resiste-et&var_mode=calcul

La ZAD DU TESTET lutte résiste et se bat -pacifiquement- contre un projet de barrage destructeur d'espèces animales protégées et de 28 hectares de zone humide classée, donc à ne pas toucher !

Depuis hier soir l'emplacement de la « Bouillonnante » a été re-occupé par plusieurs dizaines de zadistes qui s'appuient sur les lois relatives au droit au logement : une caravane et boite au lettre attestent que c'est le logement de certains d'entre eux. Pour rappel ces parcelles ne sont pas expulsables en raison de l'arrêt de la Cour d'Appel de Toulouse du 18 avril 2014 qui a annulé l'ordonnance d'expulsion du Tribunal de Grande Instance d'Albi. En clair, l'expulsion du mois de février dernier a été déclarée Illégale sur Toulouse et le Conseil Général du Tarn est en dette des frais de justice auprès du collectif des Bouilles.

 

Mais ça Recommence : ce matin lundi 25 août, pas moins de 7 cars de gardes mobiles ont encerclé les zadistes occupants le même emplacement, encerclement commencé vers 9h30 avec une avancée très progressive puisqu'à midi ils n'avaient pas encore donné l'assaut.

 

Jointe au téléphone l'avocate du collectif des Bouilles affirme l'illégalité de cette nouvelle expulsion rappellant que le droit au logement est un droit fondamental qui doit être respecté même si l'occupation est sans droit ni titre. Donc normalement les zadistes-habitants doivent être avertis et pouvoir faire une procédure faisant intervenir après saisine du juge judiciaire, garant des libertés et qui ordonnera l'expulsion, à la limite, le procureur peut demander des controles d'identités et poursuivre devant el tribunal correctionnel. Mais en aucun cas, cela donne droit à une expulsion sans décision de justice. 

Pour rappel, le 27 février le CG 81 a expulsé sans décision de  justice et la Cour d'Appel a considéré qu'il y avait eu violation des droits des personnes et que la décision justifiant cette expulsion avait été liberticide, contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

La jurisprudence a considéré et la Présidente du tribunal d'Albi a rendu une décision d'expulsion pour les parcelles de l'ONF en ce sens, qu'une caravane posée sur des parpaings reliée à un point d'eau, sanitaire et cuisine ou yourtes, tentes avec point d'eau sanitaire et electricité, devaient être considérées comme des habitations. Donc, le droit au logement s'applique.


Voilà pour la loi, les zadistes occupants auraient donc fait le bon choix ? Mais non, il y a des Exceptions crées à la demande par les pouvoirs en place via la Préfecture du Tarn, en clair, quand on veut tuer un chien on dit qu'il a la gale, quand il s'agit de profit à tout prix, pour le Conseil Général du 81, la Préfecture, la C.A.C.G, les agriculteurs-pollueurs et les commandos de cagoulés tout est bon pour trucider la forêt et virer les résistants. 


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