Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

FIAT, Telecom... La stratégie du vampire!

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http://www.anarkismo.net/attachments/jul2010/300_0___20_0_0_0_0_0_manifestazionefiom.jpgDéclaration de la Commission ouvrière de la Federazione dei Comunisti Anarchici (FdCA)

Des vampires. Des vrais. Le genre dont la soif de profits, de revenus élevés et de finances publiques est insatiable. Le genre à jeter les travailleurs-euses à la rue comme des guenilles usées une fois qu’ils en ont soutiré tout le sang, la sueur et les larmes. Sergio Marchionne, chef de la direction de FIAT, s’en sort avec un salaire annuel de 5 millions d’Euro. Franco Bernabè, chef de la direction de Telecom Italia, survit avec un simple 4 millions d’Euro. Le premier, ayant fermé l’usine FIAT de Termini Imerese, a inauguré sa stratégie blitzkrieg à l’usine de Pomigliano: les travailleurs-euses peuvent dire adieu à tous ces règlements et droits qu’ils et elles ont gagné après des décennies de luttes ouvrières et sociales, et tout-e travailleur-euse qui refuse de l’accepter peut s’en aller (comme il est survenu récemment à l’usine de Melfi, où 4 travailleurs qui protestaient ont été renvoyés, déclanchant des séries de grèves partout en Italie). Le deuxième a renvoyé 3700 travailleurs-euses de Telecom.

Dans les deux cas, ces modèles de la « plus belle » bourgeoisie, si chère aux partis de centre-gauche de l’Italie, forcent les travailleurs-euses à porter les coûts des restructurations et des transactions financières que la crise a provoqué. Et encore, en plein milieu de la crise, ces compagnies continuent de faire d’énormes profits et dividendes pour leurs actionnaires (dans le cas de Telecom, près de 2 milliards d’Euro en 2009) grâce au support des banques et des gouvernements. Voilà la stratégie du vampire. C’est le grand pas de l’offensive patronale : l’utilisation de la crise comme arme de chantage et l’usage de l’exécutif de Berlusconi comme outil de destruction politique dans le but de supprimer la législation sur les droits du travail, tout comme par le passé alors que d’autres gouvernements et l’appareil étatique au complet ont été utilisés.

Et envoyer la facture à ceux et celles qui gagnent un peu plus de mille euro par mois et à des travailleurs-euses temporaires super-exploité-e-s qui vivent avec des salaires mensuels de 700 euros.

 

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