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Entretien : « Un squat, une vie collective, l’entraide »

Alternative Libertaire Toulouse

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Entretien avec Thomas du Collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion.
Depuis quelques mois, plusieurs squatts sociaux ont ouverts à Toulouse. Deux collectifs y jouent un rôle moteur : le Groupement pour la défense du travail social et le Collectif pour la réquisition, l’entraide, et l’autogestion dont Thomas est membre.

Alternative Libertaire : Peux-tu nous expliquer comment sont nés le Collectif pour la réquisition, l’entraide, et l’autogestion et (Crea) le Groupement pour la défense du travail social (GPS) ?
Thomas :
Il y trois ans, des travailleurs sociaux qui en avaient marre de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil ont montés le GPS. Petit à petit, ils se sont radicalisés, jusqu’à faire des actions plus dynamiques que les rassemblements. En avril 2011, ils ont occupés la cathédrale Saint-Étienne et ont décidés dans la foulée d’ouvrir un squatt. Ils ont rencontré des squatteurs militants et ont ouvert le 26 avril le 4 bis rue Goudouly, un bâtiment de l’Afpa abandonné. Le projet était de faire de l’accueil des « grand précaires », des personnes à la rue depuis plusieurs années, avec parfois des problèmes de santé.
Quand ils se sont installés, on c’est rendu compte que le lieu était plus grand que prévu, et une dizaine de copains et de copines se sont réunis autour d’un projet de centre social où les squatteurs militants vivraient en autogestion avec les familles. C’est de là qu’est né le Crea.

Quels sont vos rapports avec le GPS ?
On est en lien avec eux mais nos objectifs sont différents. Le GPS veut pousser l’État à prendre ses responsabilités sur l’hébergement d’urgence. Ils ont mené cette lutte pendant plusieurs mois et ont réussi à négocier les financements pour un lieu qui sera ouvert jour et nuit toute l’année. D’ici là, ils ont un bail précaire pour le bâtiment occupé.

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