Alternative Libertaire - Toulouse Alternative Libertaire est une organisation communiste libertaire née en 1991. C'est aussi un journal qui diffuse tout les mois une analyse libertaire sur les luttes et l'actualité.

18 septembre : Meeting de soutien aux syndicalistes de Latelec

Alternative Libertaire Toulouse

http://www.vp-partisan.org/local/cache-vignettes/L177xH250/arton1083-5bd1a.jpgEn soutien aux syndicalistes licenciées de Tatelec Tunisie en présence de Sonia Jebali et Monia Dridi Mercredi 18 septembre à 20 h 30 salle Duranti-Osète / 6, rue du Lieutenant-Colonel-Pelissier, M° Capitole

« Travail, liberté, dignité ! » En décembre 2010, le peuple tunisien se soulève. Un mois plus tard, une foule immense scande « Dégage ! » devant le ministère de l'Intérieur. Ben Ali s'enfuit le 14 janvier 2011. C'est le début d'un processus révolutionnaire qui se poursuit aujourd'hui.
Déclenché par les manifestations spontanées des classes populaires à l'intérieur du pays (Sidi-Bouzid, Kasserine…), le soulèvement a été relayé et entretenu dans toute la Tunisie par de nombreuses organisations, réseaux de juristes et défenseurs des droits. Les grèves générales ont porté un coup fatal à la dictature. Principal syndicat tunisien, l'UGTT a joué un rôle déterminant. Les revendications sociales appuyées par la centrale se sont traduites par une vague de syndicalisation qui a traversé toute la Tunisie post-Ben Ali.
En mars 2011, un syndicat UGTT est créé dans l'usine LATelec (filiale du groupe français Latécoère, producteur d'équipements avioniques pour Airbus, Dassault, etc.) de Fouchana, en banlieue de Tunis. Porté par des ouvrières, il est l'illustration de cet élan révolutionnaire. Très vite, la direction lui déclare la guerre. Harcèlements, menaces, tentatives de corruption : fortes de multiples mobilisations, les travailleuses ne cèdent pas. Les conquêtes sociales sont à la taille de leur combat : encadrement des heures supplémentaires, respect des normes d'hygiène et de sécurité, augmentation des salaires…
L’embellie est de courte durée. Profitant du reflux révolutionnaire, la direction réprime les syndiquées : mises à pied, violences – puis licenciements abusifs de 11 travailleuses, dont les 3 déléguées syndicales, déclarés illégaux par l’inspection du travail. Depuis des mois, Sonia, Monia et Rim se battent pour leur réintégration, avec le soutien de plusieurs organisations et syndicats français. Pour briser définitivement la lutte des ouvrières tunisiennes, LATelec a rapatrié en France une partie de sa production : en quelques mois, le site de Fouchana est passé 450 salariés à 160, mettant de fait au chômage des centaines de salariées.
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